L'action LVMH touche un plus bas de six ans à 376 € avant un rebond partiel
Le géant du luxe touche ce vendredi matin un nouveau plancher inédit depuis la pandémie, prolongeant une dégringolade qui s'est accélérée tout au long du trimestre. Le titre reprend légèrement après avoir frôlé un creux absolu, dans un CAC 40 qui rebondit pourtant d'un peu plus de 1 %.
Un plus bas depuis 2020 enfoncé en séance, à 376 €, dans un contexte de repli trimestriel marqué
L'action LVMH a touché 376,00 € en séance ce vendredi, un niveau inédit depuis 2020, année marquée par la pandémie de Covid-19. Ce nouveau plancher efface l'ancien record baissier de 379,10 € et intervient alors que le titre cote désormais à 382,75 €, soit un rebond partiel depuis le point bas du matin. Sur le mois écoulé, le recul atteint près de 14 % ; sur trois mois, la perte dépasse 20 %.
La série de records à la baisse s'est accumulée depuis début septembre : le titre avait déjà cassé un support clé début septembre, puis enfoncé plusieurs planchers successifs, avant de tenter un rebond éphémère mi-septembre. Le seuil de support à 379,50 € a été franchi à la baisse ce matin, ramenant le titre sous un niveau qui avait jusque-là tenu plusieurs semaines. Le secteur du luxe fait face à une conjoncture difficile en Chine, où les ventes de bijouterie ont reculé de 17,5 % sur un an en août 2026, tandis que les exportations horlogères suisses vers ce marché ont cédé 18,5 % sur la même période.
RSI en survente extrême à 26, toutes les moyennes mobiles loin au-dessus du cours
Sur le plan des indicateurs, le RSI à 26 traduit une configuration de survente marquée, un niveau qui reflète l'ampleur et la vitesse de la chute des dernières semaines. Le titre cote en dessous de ses trois moyennes mobiles de référence : la MM20 à 406,55 € représente un écart de 5,85 %, la MM50 à 440,19 € creuse l'écart à 13,05 %, et la MM200 à 496,33 € se trouve à 22,88 % au-dessus du cours actuel. Cette configuration illustre une tendance baissière installée sur les horizons moyen et long terme.
Le projet de fusion des holdings familiaux Arnault et l'offre préparée sur Christian Dior, annoncés le 24 septembre, interviennent dans un contexte où la dynamique vendeuse reste prégnante sur le titre. Lors de la publication des résultats du premier semestre 2026 le 27 juillet, le groupe avait mis en avant l'accélération de la croissance au deuxième trimestre, mais évoquait aussi un effet de change négatif de 5 % pesant sur les ventes. La résistance la plus proche se situe à 459,35 €, très loin des niveaux actuels.