L'action LVMH tombe à un plus bas depuis 2020 et casse un support clé
Le titre LVMH prolonge sa déroute ce jeudi et inscrit un nouveau record à la baisse en séance, à 427,00 €, un niveau inédit depuis 2020. La pression s'accumule sur le géant du luxe, pris dans un contexte de marché fragilisé par la flambée des tensions géopolitiques au Moyen-Orient et la hausse des rendements obligataires mondiaux.
Un plus bas de six ans franchi, le titre parmi les plus fortes baisses du CAC 40
LVMH cède 2,31 % à 428,85 € en séance, après avoir touché 427,00 € en point bas intraday, un creux inédit depuis les turbulences de 2020. L'ancien plancher de référence à 427,85 €, atteint cette année-là dans le sillage de la pandémie, a été effacé. Le titre figure parmi les plus fortes baisses du CAC 40, qui recule de 0,34 % à la mi-journée, dans un indice déjà fragilisé par une escalade militaire entre l'Iran et les États-Unis qui a propulsé le Brent au-dessus de 95 dollars le baril.
Sur une semaine, la glissade atteint 5,5 %, et sur un mois, le repli dépasse 9,7 %. La pression est d'autant plus marquée que le luxe mondial reste sous tension côté demande : les exportations horlogères suisses vers la Chine ont reculé de 18,5 % sur un an en juillet 2026, et les ventes de bijouterie en Chine ont fléchi de 10,1 % en glissement annuel le même mois, selon les données officielles.
Une configuration technique très dégradée, loin sous les trois moyennes mobiles
La lecture graphique du titre est sans ambiguïté. Le cours évolue nettement en dessous de ses trois moyennes mobiles : la MM20 à 457,91 €, soit un écart de 6,35 %, la MM50 à 473,65 € (écart de 9,46 %) et la MM200 à 518,30 €, qui représente un écart de plus de 17 %. Le RSI à 38 approche de la zone de survente sans y entrer franchement, traduisant un épuisement de la dynamique acheteuse sans signal de retournement pour l'instant.
Le MACD reste en territoire négatif avec un histogramme légèrement sous sa ligne de signal, confirmant la persistance de la pression vendeuse. Lors de la publication des résultats du premier semestre 2026 (le 27 juillet), le groupe avait affiché un ton confiant, évoquant une accélération de la croissance au deuxième trimestre, mais aussi un effet de change négatif de 5 % et un contexte géopolitique perturbé figurant parmi les principaux risques identifiés. La résistance la plus proche se situe à 439 €, niveau qui correspond au cours de clôture de la veille et que le titre n'est plus parvenu à tenir en début de séance.