L'action Merck & Co., Inc. recule de 4,06% en clôture
Merck & Co. poursuit son parcours en baisse à Wall Street. Le fabricant de médicaments clôture lundi en retrait de 4,06%, amplifiant les pertes accumulées au cours de la semaine. Le titre évolue bien en-dessous des objectifs des analystes de Wall Street, confronté à des défis récurrents liés à sa concentration commerciale et aux turbulences du marché chinois.
L'action clôture à 82,49 dollars, marquant une contraction de 4,06% par rapport à la séance précédente. La baisse du jour s'inscrit dans un mouvement baissier plus ample puisque Merck accuse un repli de 6,26% sur l'ensemble de la semaine écoulée. Sur un horizon plus long, le titre perd 19,02% depuis douze mois, une performance qui détonne singulièrement avec l'évolution du Dow Jones, qui a progressé de 11,30% sur la même période. Cet écart souligne le positionnement dégradé du titre parmi ses pairs et le doute des marchés quant à sa capacité à générer une croissance rentable.
La capitalisation boursière du groupe s'établit à 211,02 milliards de dollars. Le volume échangé dans la journée atteint 13,78 millions de titres, représentant 0,55% de la capitalisation flottante du groupe. Ce niveau de liquidité illustre un intérêt mitigé pour la valeur, les acteurs de marché adoptant une posture prudente face aux perspectives du laboratoire. À titre de comparaison, l'indice de référence Dow Jones a terminé en baisse modérée de 0,14%, s'établissant à 46 694,97 points. Bien que Merck soit un composant de cet indice bleu-chip, le titre n'a pas bénéficié de la relative stabilité de l'ensemble. Cette divergence traduit des préoccupations spécifiques à la trajectoire du groupe, indépendamment de l'ambiance générale des marchés américains. Depuis le début de l'année 2025, l'action Merck n'a enregistré qu'une perte de 13%, nettement supérieure aux gains de 5% observés dans le secteur de la santé selon l'indice spécialisé.
La publication récente des résultats du troisième trimestre avait fourni des signaux mitigés. Le chiffre d'affaires trimestriel s'est élevé à 17,28 milliards de dollars, dépassant de 320 millions les attentes de Wall Street alignées sur 16,96 milliards. Le bénéfice par action ajusté a atteint 2,58 dollars, surpassant de 23 cents la prévision d'analyste de 2,35 dollars. Ces surperformances auraient pu soutenir le titre, notamment puisque Merck avait respecté ses engagements de rentabilité lors de chacun des huit trimestres précédents en matière de BPA. Cependant, cette annonce n'a pas résonné positivement auprès du marché. Les analystes pondèrent fortement la dépendance du groupe envers Keytruda, son traitement vedette contre le cancer, qui concentre plus de 47% du chiffre d'affaires total. Les ventes de Keytruda ont progressé de 10% à 8,1 milliards de dollars au trimestre, une évolution conforme aux prévisions mais insuffisante pour effacer les craintes vis-à-vis de l'exposition commerciale du laboratoire. Parallèlement, Gardasil, le vaccin contre le papillomavirus humain, accuse un fléchissement notable. Les ventes ont reculé à 1,75 milliard de dollars au trimestre. Le contexte chinois reste dégradé : l'entreprise n'a livré aucun lot au marché pendant la période trimestrique, les distributeurs locaux poursuivant l'écoulement de leurs stocks suite à un repli de la demande causé par les tensions économiques régionales. Cette pause commerciale, prolongée jusqu'à la fin 2025, fait peser une incertitude supplémentaire sur le profil de croissance du groupe. Le tableau offert par Merck aux marchés reste celui d'un groupe en quête de moteurs alternatifs à Keytruda avant l'arrivée des biosimilaires moins chers prévisibles au cours des prochaines années.