L'action Michelin bondit de 2% malgré un recul de 13% sur un an
Le titre Michelin progresse nettement ce mercredi 25 mars, s'échangeant à 29,48 euros en milieu de séance, soit une hausse de 2,01 % par rapport à la clôture de la veille (28,90 euros). Ce rebond s'inscrit dans un contexte de reprise générale du marché parisien, le CAC 40 gagnant 1,32 % en séance. Le pneumaticien affiche toutefois un recul de 13,24 % sur un an.
Un titre qui reprend de la hauteur dans un marché en rattrapage
L'action Michelin enregistre son premier rebond significatif après une semaine de repli, le titre ayant cédé 1,24 % sur les sept derniers jours. Cette remontée accompagne le mouvement haussier du CAC 40, qui progressait de 1,32 % en séance à 7 846,43 points. D'autres valeurs industrielles françaises suivent la même tendance : Schneider Electric gagne 2,73 % et Airbus avance de 1,71 %.
Ce sursaut intervient après la désescalade géopolitique entre les États-Unis et l'Iran annoncée dimanche 23 mars, laquelle avait provoqué un net rebond du marché parisien en fin de séance ce jour-là. Le report des frappes américaines a contribué à apaiser les tensions sur les marchés européens, sensibles au risque d'un blocage du détroit d'Ormuz. Michelin, dont l'activité dépend fortement des coûts de l'énergie et du transport mondial, évolue dans ce contexte de volatilité encore élevée, le VIX s'établissant à 26,78 points au 20 mars.
Sur trois mois, le titre conserve un gain de 5,51 %, mais reste en net retrait par rapport à ses niveaux d'il y a un an. Le prochain rendez-vous fixé au calendrier financier est la publication des ventes du premier trimestre 2026, prévue le 29 avril, suivie de l'assemblée générale programmée le 22 mai.
Des indicateurs techniques toujours sous pression malgré le sursaut du jour
Malgré la progression de ce mercredi, la configuration technique de Michelin demeure fragile. Le cours de 29,48 euros évolue nettement en dessous de sa moyenne mobile à 50 jours, établie à 31,56 euros, ce qui traduit une tendance baissière de moyen terme encore intacte. La moyenne mobile à 200 jours, située à 30,44 euros, constitue également un plafond que le titre n'a pas réussi à franchir.
Le RSI (indice de force relative) ressort à 36, un niveau proche de la zone de survente généralement fixée à 30. Cet indicateur, qui mesure le rapport entre les hausses et les baisses récentes du cours, signale que la pression vendeuse a été dominante ces dernières semaines, sans toutefois atteindre un seuil extrême.
Du côté des seuils clés, le support le plus pertinent se situe à 28,45 euros, un niveau testé lors des récentes séances de repli. La résistance majeure s'établit quant à elle à 34,48 euros, nettement au-dessus des cours actuels. L'écart entre ces deux bornes reflète l'amplitude de la zone d'incertitude dans laquelle le titre oscille depuis plusieurs semaines.