Michelin prévoit jusqu'à 1 500 suppressions de postes en France sur trois ans
Le groupe Michelin a annoncé jeudi un projet d'adaptation de ses effectifs en France visant jusqu'à 1 500 suppressions de postes sur trois ans, exclusivement fondé sur le volontariat. Cette démarche répond à un contexte économique instable et à des coûts de production jugés trop élevés.
Un plan sans départs contraints, majoritairement dans les fonctions support
Michelin envisage une réduction d'effectifs touchant potentiellement 1 500 postes répartis sur trois ans. Les deux tiers concerneraient des fonctions support (administration) et un tiers l'industrie. Le groupe précise que ce projet s'inscrit « sans aucun départ contraint » et repose exclusivement sur la base du volontariat.
Un dispositif d'accompagnement sur trois ans et négociations sociales
Le groupe va engager la négociation d'un accord de Gestion des Emplois et des Parcours Professionnels (GEPP), complété par des Ruptures Conventionnelles Collectives (RCC). Le dispositif proposera des parcours personnalisés de mobilité interne ou externe, de reconversion et de formation vers des métiers d'avenir, avec un accompagnement individuel pour chaque salarié concerné.
Michelin justifie cette réorganisation par le contexte économique et réglementaire français : niveaux élevés des coûts de production (travail, énergie) et une fiscalité parmi les plus fortes des pays industrialisés, dans un environnement mondial marqué par une concurrence accrue et des tensions macroéconomiques.
Michelin emploie près de 17 000 collaborateurs en France et prévoit de continuer à recruter. Le groupe dispose en France de son siège social, de son centre mondial de R&D et de 13 sites industriels.