L'action Michelin enfonce son support des 33,05 €, à la veille de ses ventes
Le pneumaticien clermontois cède du terrain dans un marché parisien nettement orienté à la baisse, après un week-end de tensions sociales en France. Le titre perd un repère technique en séance, à la veille d'un rendez-vous financier de la société.
Un support perdu en séance, des moyennes mobiles à reconquérir
L'action Michelin recule de 2,55 % à 32,81 €, parmi les plus fortes baisses du CAC 40, alors que l'indice cède 1,31 % et le SBF 120 1,29 %. Le titre a enfoncé en séance son support des 33,05 €, qu'il avait pourtant repris le 14 octobre après l'avoir perdu début octobre. Il repasse du même coup sous sa MM20 (33,59 €), à 2,3 % du cours, et sous sa MM50 (34,02 €).
Seule la MM200, à 32,56 €, reste en dessous du cours, avec un écart de 0,8 %. Sur trois mois, le titre accuse un repli de 6,6 %, mais il garde un gain de plus de 21 % sur un an. Le Brent, à 108,42 $ le baril (-1,3 % en séance), recule après le gel de sanctions américaines sur l'énergie russe, dans un contexte où les taux français restent tendus : l'OAT à dix ans est à 4,79 % d'après le dernier relevé de la Banque de France, le 16 octobre.
Résultats du S1 2026, rachats d'actions et dossier CO₂ européen
Michelin publie son chiffre d'affaires des neuf premiers mois le 20 octobre. Lors des résultats du premier semestre publiés le 27 juillet 2026, le groupe affichait un chiffre d'affaires quasi stable et une marge opérationnelle de 11,4 %. Il citait alors parmi ses risques un effet de change défavorable, qui pesait pour 3,1 % sur son chiffre d'affaires, et des marchés de première monte encore déprimés. Les volumes de la marque Michelin progressaient en revanche de 5 % au remplacement.
Sur douze mois, le groupe a racheté 731 M€ de ses propres actions, soit 3,2 % de sa capitalisation, d'après sa dernière déclaration datée du 1er octobre. Côté secteur automobile, Paris et Berlin ont arrêté le 17 octobre une position commune : assouplir les objectifs de CO₂ contre un bonus réservé aux véhicules produits en Europe. Le texte reste une proposition, à soumettre aux autres États membres. Le rendez-vous du 20 octobre sera le prochain test pour le titre.