L'action Michelin gagne 2,12 % à la clôture malgré des signaux techniques mitigés
Le titre du manufacturier clermontois a terminé la séance du mercredi 21 janvier sur un gain de 2,12 %, à 30,30 euros, dépassant ainsi son seuil de résistance situé à 30,31 euros. Le groupe a par ailleurs annoncé ce mercredi la nomination de Bénédicte de Bonnechose au poste de directrice financière à compter du 1er juin 2026, succédant à Yves Chapot. Sur le plan technique, le RSI à 74 signale une zone de surachat, tandis que les analystes affichent des avis divergents depuis le début du mois.
Une nomination stratégique en direction financière
Bénédicte de Bonnechose succédera à Yves Chapot et supervise actuellement les lignes Business Transport Longue Distance et Transport Urbain, ainsi que la région Europe, en tant que membre du Comité Exécutif depuis janvier 2021. Elle avait rejoint Michelin en avril 2019 comme directrice financière déléguée, après avoir développé un parcours de plus de 25 années au sein du Groupe Lafarge dans des fonctions financières, puis vers des responsabilités opérationnelles à partir de 2007. Entre 2015 et 2018, elle a occupé le poste de Présidente de LafargeHolcim France et Belgique. Cette transition intervient alors que le groupe clermontois doit naviguer dans un contexte sectoriel exigeant, marqué par des pressions sur les volumes de ventes et des défis tarifaires. La nouvelle directrice financière prendra ses fonctions au moment où le groupe publiera ses résultats annuels 2025, prévus le 11 février prochain, suivis des ventes du premier trimestre 2026 le 29 avril.
Des signaux techniques contrastés et des avis d'analystes divergents
Sur le plan technique, le franchissement du seuil de résistance à 30,31 euros offre une respiration au titre, qui évolue désormais au-dessus de sa moyenne mobile à 50 jours située à 28,51 euros. Toutefois, l'indice de force relative (RSI) à 74 place le titre en zone de surachat, suggérant un risque de correction à court terme après ce rebond. Les perspectives restent nuancées : le cours demeure sous sa moyenne mobile à 200 jours fixée à 30,61 euros, reflétant une tendance de fond encore fragile.
Du côté des analystes, les recommandations récentes divergent sensiblement. Deutsche Bank a rehaussé mi-janvier son objectif de cours à 35 euros contre 31 euros précédemment, maintenant sa position à l'achat, ce qui laisse entrevoir un potentiel de hausse de 15,5 % par rapport au cours actuel. À l'inverse, Berenberg a entamé le suivi de la valeur avec un conseil à conserver, fixant son objectif à 28 euros, soit un potentiel de baisse de 7,6 %. Cette prudence des analystes reflète les incertitudes pesant sur les volumes et les marges dans un environnement économique tendu.