L'action Michelin reprend +3 % et repasse au-dessus des 30 euros
Le titre du manufacturier clermontois signe l'une de ses meilleures séances depuis plusieurs semaines, repassant au-dessus du seuil symbolique des 30 euros. Ce sursaut intervient dans un contexte de reprise généralisée de la cote parisienne, alors que la flambée récente du pétrole au-delà de 115 dollars le baril continue de peser sur la visibilité du secteur automobile au sens large.
Un rebond technique dans un marché parisien en nette hausse
L'action Michelin progresse de 2,96 % en séance, à 30,06 euros, après avoir clôturé la veille à 29,19 euros. Le titre affiche désormais un gain hebdomadaire de 4 %, tout en restant en recul de 7,27 % sur un an. Ce mouvement s'inscrit dans une dynamique favorable sur le CAC 40, qui avance de 2,08 % en séance, à 7 979,73 points. Le SBF 120 suit la même tendance, en hausse de 2,10 %. D'autres grandes valeurs industrielles participent à ce rebond : Schneider Electric gagne 4,36 % et Airbus progresse de 3,41 %.
L'environnement de marché demeure toutefois marqué par un stress élevé, comme en témoigne le VIX, l'indice de volatilité, qui s'établissait à 31,05 points à la clôture de vendredi 27 mars, en hausse de plus de 13 % en une séance. La flambée du Brent au-delà de 115 dollars le baril, provoquée par l'escalade militaire au Moyen-Orient avec l'entrée en guerre des Houthis et le déploiement de troupes américaines supplémentaires, constitue un facteur d'incertitude notable pour les groupes exposés aux coûts de transport et aux matières premières pétrolières, à l'instar de Michelin.
Des signaux techniques encore fragiles malgré le sursaut du jour
Malgré la hausse du jour, le titre évolue encore sous ses principales moyennes mobiles. Le cours de 30,06 euros reste inférieur à la moyenne mobile à 50 jours (31,47 euros) et se situe tout juste sous la moyenne mobile à 200 jours (30,36 euros). Un franchissement durable de ce dernier seuil constituerait un signal de retournement à surveiller, mais celui-ci n'est pas encore confirmé. Le RSI, à 40, traduit une dynamique encore modérée, sans zone de survente ni de surachat, ce qui reflète un titre en phase de consolidation plutôt qu'en véritable tendance haussière.
Le prochain rendez-vous susceptible de fournir de nouveaux catalyseurs est la publication des ventes du premier trimestre 2026, prévue le 29 avril. L'assemblée générale est quant à elle programmée pour le 22 mai. D'ici là, l'évolution du cours dépendra notamment de la capacité du titre à s'installer durablement au-dessus de sa moyenne mobile longue et de la trajectoire des prix de l'énergie, qui pèsent directement sur les coûts de production du groupe.