L'action Nexans frôle son support à 116,70 euros, le RSI tombe en zone de survente
Nexans accuse un recul marqué ce lundi, cédant 3,07 % à 116,90 euros en séance, dans un contexte de repli généralisé des marchés européens. Le titre du spécialiste des câbles et solutions de connectivité évolue à proximité d'un support technique majeur, après une semaine déjà difficile marquée par un repli de 4,42 %.
Une pression vendeuse accentuée par le repli des places mondiales
Le recul de Nexans s'inscrit dans une séance difficile pour l'ensemble de la cote européenne. Le CAC 40 cède 2,03 % en séance, tandis que le DAX recule de 1,59 % et le FTSE 100 de 1,42 %. En Asie, la dégradation a été plus marquée encore : le Nikkei 225 a clôturé sur un plongeon de 5,20 %, et le Hang Seng a terminé en baisse de 1,35 %.
Ce mouvement de défiance généralisé coïncide avec un regain de nervosité sur les marchés, illustré par la hausse significative du VIX, l'indice de volatilité de référence, qui avait bondi de 12,29 % lors de la dernière séance disponible pour s'établir à 23,75. Pour Nexans, cette détérioration du climat boursier amplifie une tendance baissière déjà engagée : le titre affiche un recul de 11,24 % sur trois mois, malgré une performance annuelle encore positive à 22,79 %.
Les prochaines échéances du calendrier financier, avec la publication des résultats du premier trimestre prévue le 28 avril, puis l'assemblée générale programmée le 21 mai, constitueront des jalons importants pour la valeur.
Un RSI en zone de survente et un support clé mis à l'épreuve
Sur le plan technique, la situation de Nexans appelle à la vigilance. Le RSI (indice de force relative), qui mesure la vitesse et l'amplitude des variations d'un titre, s'établit à 29, soit en dessous du seuil de 30 généralement considéré comme la frontière de la zone de survente. Ce niveau traduit une pression vendeuse intense et prolongée.
Dans le même temps, le cours de 116,90 euros vient frôler le seuil de support identifié à 116,70 euros. Un passage durable sous cette zone pourrait ouvrir la voie à un nouveau palier de baisse, d'autant que le titre évolue déjà nettement en dessous de ses moyennes mobiles à 50 jours (128,42 euros) et à 200 jours (122,78 euros). Cette configuration, où les cours se situent sous les deux références de tendance, signale un affaiblissement de la dynamique haussière qui prévalait sur un horizon annuel. La résistance la plus proche se situe quant à elle à 142,20 euros, soit un écart de plus de 21 % par rapport au niveau actuel.