L'action Nexans passe sous ses moyennes clés à 114,80 euros, en repli de 3,2 %
Le titre du câblier français recule nettement ce jeudi 2 avril, dans un marché parisien plombé par les tensions géopolitiques au Moyen-Orient. Nexans s'échange autour de 114,80 euros, soit un repli de 3,2 % par rapport à la clôture de la veille, amplifiant une séquence baissière déjà engagée depuis plusieurs semaines.
Un recul qui s'inscrit dans une dynamique technique fragilisée
Le cours de Nexans évolue désormais bien en deçà de ses moyennes mobiles à 50 et 200 jours, respectivement situées à 125,27 euros et 124,18 euros. Ce décrochage sous ces deux repères de moyen et long terme traduit un affaiblissement de la tendance haussière qui avait porté le titre sur un an, période au cours de laquelle la performance reste toutefois positive de 24,71 %.
Sur les trois derniers mois, la correction atteint 8,74 %, et le repli hebdomadaire s'élève à 3,77 %. Le seuil de support le plus proche se situe à 112,60 euros, un niveau que le titre n'a plus testé récemment mais dont la proximité peut retenir l'attention. Le RSI, à 49, se maintient en zone neutre, ce qui ne signale ni excès haussier ni survente marquée, mais confirme l'absence de dynamique directionnelle claire à ce stade.
La publication des résultats du premier trimestre 2026, prévue le 28 avril, constitue la prochaine échéance majeure susceptible de fournir un catalyseur au titre.
Le CAC 40 sous pression dans un contexte géopolitique dégradé
La séance parisienne de ce jeudi est marquée par un net repli des indices. Le CAC 40 cède 1,25 % en séance, à 7 881,52 points, tandis que le SBF 120 abandonne 1,26 %. Plusieurs valeurs industrielles accompagnent Nexans dans sa baisse : Schneider Electric recule de 4,33 % et Airbus perd 2,79 %.
Ce mouvement intervient alors que l'escalade entre Washington et Téhéran ravive l'incertitude sur les marchés mondiaux. Le démenti iranien concernant une demande de cessez-le-feu, suivi de nouvelles menaces réciproques entre les deux parties, a provoqué un rebond brutal du baril de Brent au-dessus de 108 dollars, en hausse de plus de 6 % en vingt-quatre heures. La flambée des cours pétroliers alourdit les perspectives de coûts pour l'ensemble du secteur industriel européen, dont les câbliers ne font pas exception.
Le VIX, indicateur de volatilité implicite, affichait 25,25 points à la clôture du 31 mars, un niveau qui traduit des tensions élevées sur les marchés actions. Ce contexte d'aversion au risque pèse de manière indifférenciée sur les valeurs cycliques de la cote parisienne.