L'action Ontex poursuit sa dégringolade à mi-séance ce lundi 15 décembre
Le titre du fabricant belge de produits d'hygiène Ontex Group poursuit son fort recul ce lundi 15 décembre à la mi-journée, affichant un recul de 4,9 % à 4,755 euros. Cette nouvelle baisse s'inscrit dans un contexte de défiance généralisée des investisseurs, intervenant seulement quatre jours après l'avertissement sur résultats qui avait déjà fait chuter le cours de près de 20 % le 11 décembre dernier.
Une correction technique qui se poursuit après l'avertissement du 11 décembre
À mi-séance ce lundi, l'action Ontex Group s'inscrit en baisse de 4,9 % à 4,755 euros, effaçant ainsi les 5 euros symboliques atteints vendredi dernier. Les volumes échangés représentent 0,51 % du capital, témoignant d'une activité modérée mais néanmoins orientée à la vente. Sur une semaine, le titre accuse désormais un recul de 28,92 %, amplifiant le mouvement de correction déclenché le 11 décembre par la révision brutale des prévisions annuelles du groupe. Sur trois mois, la dépréciation atteint 24,52 %, tandis que la performance annuelle affiche un repli de 42,22 %. Cette trajectoire baissière illustre la perte de confiance structurelle des investisseurs à l'égard du fabricant de couches et de produits d'hygiène, confronté à une demande de plus en plus atone en Europe et en Amérique du Nord.Le 11 décembre, Ontex avait annoncé un nouvel avertissement sur résultats, le troisième en deux ans selon les analystes d'ING. Le groupe a revu à la baisse son EBITDA ajusté 2025, désormais attendu entre 175 et 180 millions d'euros contre 200 à 210 millions précédemment, soit une révision d'environ 13 % au point médian. Cette dégradation résulte d'une demande plus faible que prévu pour les couches pour bébés en octobre et novembre, ainsi que de volumes inférieurs aux attentes sur les nouveaux contrats signés en Europe et en Amérique du Nord. Le ratio d'endettement devrait grimper à 3,2 fois l'EBITDA contre 2,5 fois anticipé initialement, accentuant les inquiétudes quant à la solidité financière du groupe.
Des indicateurs techniques qui confirment la rupture baissière
D'un point de vue technique, l'action Ontex évolue désormais très largement sous ses moyennes mobiles de référence, confirmant une tendance baissière de moyen et long terme. La moyenne mobile à 50 séances se situe à 6,25 euros, celle à 200 jours à 6,99 euros, illustrant un écart de plus de 30 % avec le cours actuel. Le RSI, indicateur de force relative, s'établit à 26, un niveau proche de la zone de survente (30), suggérant que le titre est techniquement survendu mais sans pour autant garantir un rebond imminent. Cet indicateur traduit la violence du mouvement correctif des derniers jours et l'épuisement temporaire de la pression vendeuse.Le flux monétaire de Chaikin (CMF), à -0,29, signale quant à lui une pression vendeuse marquée et soutenue, confirmant que les volumes échangés accompagnent la baisse. Les bandes de Bollinger encadrent le mouvement entre 5,41 euros (borne inférieure) et 7,06 euros (borne supérieure), mais le cours actuel se situe désormais nettement sous la borne basse, témoignant d'une rupture technique majeure. Le support identifié à 5 euros a été enfoncé ce lundi, ouvrant potentiellement la voie à de nouveaux reculs si le titre ne parvient pas à stabiliser rapidement. La résistance à court terme se situe désormais à 6,69 euros, niveau qui apparaît lointain dans le contexte actuel.
Un plan d'économies accéléré pour tenter de redresser la barre
Face à la dégradation de son environnement de marché, Ontex a annoncé mercredi dernier l'accélération d'une initiative d'amélioration de l'efficacité couvrant les opérations et les frais généraux, avec un objectif de 200 millions d'euros d'économies sur trois ans. Les coûts de mise en œuvre de ce plan devraient rester inférieurs à 40 millions d'euros. Cette offensive sur les coûts vise à restaurer la compétitivité du groupe dans un environnement marqué par une consommation en berne des marques de distributeurs et une activité promotionnelle intense des grandes marques. Le groupe prévoit désormais une baisse de son chiffre d'affaires à périmètre comparable de 5 à 6 % en 2025, contre une prévision antérieure de 1 à 3 %.Parallèlement, le conseil d'administration a désigné Laurent Nielly, actuellement président de la division Europe, comme prochain directeur général à compter du 5 mai 2026. Il succédera à Gustavo Calvo Paz, qui aura dirigé le groupe durant une période de transformation stratégique marquée par la cession d'activités non essentielles. Ce changement de gouvernance intervient à un moment charnière où le groupe doit impérativement démontrer sa capacité à inverser la tendance et à regagner la confiance des investisseurs. Les résultats complets et les perspectives pour 2026 seront détaillés en février prochain, date à laquelle le marché espère obtenir des signes concrets d'amélioration opérationnelle.