L'action Ontex s'effondre de 19 % à la clôture après une révision brutale des prévisions
Le fabricant belge de produits d'hygiène Ontex Group a subi une séance désastreuse ce jeudi 11 décembre, abandonnant 19,25 % à 5,20 euros après avoir révisé à la baisse ses prévisions annuelles. La faiblesse persistante de la demande de couches pour bébés en octobre et novembre contraint le groupe à revoir son EBITDA ajusté entre 175 et 180 millions d'euros, contre 200 à 210 millions attendus auparavant. Cette correction de près de 13 % au point médian précipite le titre dans une spirale baissière qui l'éloigne de 35 % de son niveau d'il y a un an.
Chute brutale après un avertissement sur résultats qui prend le marché à contre-pied
Ontex Group a révisé ses prévisions de croissance des revenus pour l'année en raison d'une baisse inattendue de la demande des consommateurs pour les produits de soins pour bébés, observée en octobre et novembre. Le titre a terminé la séance à 5,20 euros, en repli de 19,25 % par rapport à la clôture de la veille à 6,44 euros. La part du capital échangée atteint 1,44 %, témoignant d'un fort mouvement de défiance des investisseurs. Cette diminution de la demande a été observée en Europe et en Amérique du Nord, deux zones stratégiques pour le groupe. Sur une semaine, le recul s'élève désormais à 18,37 %, tandis que sur trois mois la baisse atteint 18,5 %, signalant une détérioration structurelle de la situation. La performance annuelle devient franchement négative avec une chute de 35,32 %, illustrant les difficultés persistantes du secteur de l'hygiène jetable face à l'érosion de la consommation.
Plan d'économies de 200 millions d'euros et changement de direction pour redresser la barre
En réponse à l'évolution du marché, la direction d'Ontex a décidé d'accélérer une initiative d'amélioration de l'efficacité couvrant les opérations et les SG&A, avec un objectif de 200 millions d'euros sur trois ans. Les coûts de mise en œuvre sont estimés à moins de 40 millions d'euros. Cette offensive sur les coûts vise à restaurer la compétitivité et à soutenir l'amélioration des marges dans un contexte de pression promotionnelle intense des grandes marques. Parallèlement, le conseil d'administration d'Ontex a désigné Laurent Nielly comme prochain directeur général, prenant la relève de Gustavo Calvo Paz en mai 2026. Laurent Nielly, actuellement président de la division Europe, possède une expérience de plus de 25 ans acquise chez P&G, McKinsey, PepsiCo et Coty. Ce changement de leadership intervient à un moment critique où le ratio de levier financier devrait grimper à environ 3,2 fois contre 2,5 fois attendu initialement, augmentant les préoccupations sur la solidité financière du groupe.
Rupture technique majeure sous tous les seuils clés, le titre cherche un nouveau plancher
Le cours de 5,20 euros évolue désormais largement sous la moyenne mobile à 200 jours fixée à 7,03 euros, confirmant une tendance baissière de long terme solidement installée. Le support technique identifié à 6,08 euros a été enfoncé avec violence, ouvrant potentiellement la voie à de nouveaux reculs en l'absence de catalyseurs positifs. Le RSI s'établit à 64, en retrait par rapport à un niveau de surachat récent, mais ne signale pas encore de survente susceptible d'attirer les acheteurs à court terme. Les bandes de Bollinger, qui encadrent normalement l'évolution entre 6,02 euros et 6,68 euros, ont été pulvérisées à la baisse, témoignant d'une rupture technique majeure. Le flux monétaire de Chaikin (CMF) à 0,14 indique une pression acheteuse modérée, insuffisante pour compenser la violence de la correction du jour. La moyenne mobile à 50 séances, positionnée à 6,29 euros, représente désormais une première résistance à reconquérir pour espérer stabiliser le titre et redonner un peu de souffle à un dossier malmené par la réalité du terrain.