L'action Orange cède du terrain malgré un EBITDAaL en hausse de 6,6 % au T1
Orange cède 0,45 % ce vendredi à 17,85 €, au lendemain de la publication de ses résultats trimestriels. Le groupe télécoms a dévoilé jeudi un chiffre d'affaires en hausse de 3,5 % au premier trimestre 2026, accompagné d'un bond de 6,6 % de l'EBITDAaL. Une performance qui masque toutefois des éléments non récurrents pesant sur la lecture de la dynamique organique.
Des résultats trimestriels flattés par 100 millions d'euros d'effets exceptionnels
La veille, Orange a publié ses comptes du premier trimestre, affichant une progression de 3,5 % de son chiffre d'affaires et de 6,6 % de son EBITDAaL. Le groupe a bénéficié d'une dynamique commerciale favorable en France, en Afrique et en Europe. Toutefois, comme l'a précisé l'opérateur lui-même, environ 100 millions d'euros de revenus exceptionnels liés à des cofinancements réseau fibre gonflent ces chiffres. En retraitant ces éléments, la croissance organique réelle s'établit à 2,5 % pour le chiffre d'affaires et 3,5 % pour l'EBITDAaL, un rythme plus mesuré. Ce décalage entre les données publiées et la trajectoire sous-jacente explique en partie la réaction tiède du titre ce vendredi.
Le CAC 40 évolue lui-même en repli de 1,07 % en séance, dans un contexte de marché plombé par la flambée des cours du pétrole. Les pairs européens du secteur télécoms reculent également : Nokia perd 0,54 % et Bouygues cède 0,88 %. À l'inverse, les opérateurs américains ont terminé en hausse la veille, T-Mobile US progressant de 2,73 %, Verizon de 2,70 % et AT&T de 2,42 %.
Un titre porté par une tendance haussière de fond, mais proche d'une zone de résistance
Malgré le repli du jour, l'action Orange conserve un parcours remarquable sur les derniers mois : +19,12 % sur trois mois et +41 % sur un an. Le cours se négocie nettement au-dessus de sa moyenne mobile à 200 jours, située à 14,91 €, ce qui témoigne d'une tendance de moyen terme solidement ancrée. La moyenne mobile à 50 jours, à 17,56 €, joue actuellement un rôle de soutien rapproché.
L'analyse des bandes de Bollinger montre que le titre se situe dans la partie haute de sa fourchette de fluctuation, à 64 % entre la borne inférieure (17,08 €) et la borne supérieure (18,28 €), sans toutefois atteindre une zone de surachat. La résistance technique immédiate se positionne à 18,10 €, un seuil que le cours n'a pas réussi à franchir ces derniers jours, après avoir atteint un plus haut à 17,93 € lors de la clôture de la veille. Le prochain rendez-vous majeur pour le groupe est fixé au 28 juillet, avec la publication des résultats semestriels.