L'action Renault cède 3,6 % malgré un chiffre d'affaires en hausse de 7,3 % au T1
Le titre du constructeur automobile cède 3,6 % ce vendredi, à 29,76 euros, au lendemain de la publication d'un chiffre d'affaires trimestriel pourtant en progression. Le repli s'inscrit dans une tendance hebdomadaire défavorable, avec un recul de plus de 5 % sur sept jours, dans un contexte de marché plombé par la flambée des cours du pétrole.
Un premier trimestre dynamique éclipsé par le recul de Dacia et les tensions sur l'énergie
Le groupe au losange a publié hier un chiffre d'affaires de 12,53 milliards d'euros au premier trimestre, en progression de 7,3 % en données publiées et de 8,8 % à taux de change constants. La dynamique commerciale est portée par une croissance à deux chiffres des commandes, tandis qu'Alpine affiche une envolée de 54,7 %. En revanche, Dacia accuse un recul de 16,3 %, attribué à des facteurs logistiques exceptionnels, ce qui a pu tempérer l'enthousiasme lié à la trajectoire globale du groupe.
Par ailleurs, la séance de ce vendredi se déroule dans un environnement macroéconomique tendu. Le Brent a franchi les 106 dollars le baril, en hausse de 12 % en cinq jours, sous l'effet des perturbations dans le détroit d'Ormuz. Pour un constructeur automobile comme Renault, le renchérissement durable de l'énergie pèse directement sur les coûts industriels et sur le pouvoir d'achat des ménages, ses principaux clients. Le CAC 40, en séance, recule de 1,05 % à 8 141 points, illustrant la pression générale sur la cote parisienne.
Un cours sous pression technique, en zone basse de sa bande de fluctuation
Sur le plan technique, le titre évolue à 29,76 euros, soit en dessous de sa moyenne mobile à 50 jours (30,26 euros) et nettement sous sa moyenne mobile à 200 jours (33,27 euros). Cet écart traduit une tendance baissière de fond, confirmée par une performance annuelle de -33,79 %. Le cours se situe par ailleurs dans la partie basse des bandes de Bollinger, à 38 % de l'intervalle compris entre la borne inférieure (27,70 euros) et la borne supérieure (33,06 euros), ce qui signale un positionnement fragile sans toutefois atteindre la zone de survente.
Le prochain rendez-vous pour les actionnaires est fixé au 30 avril, date de l'assemblée générale. D'ici là, le seuil de support identifié à 27,32 euros constitue un niveau à surveiller en cas de poursuite de la correction, tandis que la résistance technique se situe à 32,52 euros. La volatilité mensuelle reste élevée, à 10,25, reflétant l'amplitude des mouvements récents sur le titre. Avec un beta de 0,02, Renault affiche en théorie une faible corrélation aux variations de l'indice de référence, ce qui n'empêche pas le titre d'être affecté par les facteurs spécifiques au secteur automobile et au contexte géopolitique actuel.