L'action Renault cède 3,5 % et devient la lanterne rouge du CAC 40
Malgré la confirmation de son entrée en investment grade par Moody's la veille, Renault subit une pression vendeuse marquée ce mercredi matin, s'imposant comme le maillon faible de l'indice parisien. Le recul intervient dans un contexte de marché globalement stable, alors que la Réserve fédérale américaine est attendue pour relever ses taux directeurs pour la première fois en trois ans.
Renault lanterne rouge du CAC 40, replié sous sa MM20 malgré un marché en légère hausse
L'action Renault cède 3,41 % à 28,59 € en séance, alors que le CAC 40 progresse de 0,17 %. Le constructeur occupe la dernière place de l'indice, bien loin du deuxième plus fort repli du jour. Ce mouvement ramène le titre en dessous de sa MM20 à 28,84 €, avec un écart négatif de 0,87 %, après avoir évolué au-dessus de cette moyenne ces derniers jours. La MM50 à 27,82 € reste bien en dessous du cours actuel, offrant un filet de sécurité à environ 2,77 %, tandis que la MM200 à 30,01 € pèse comme une résistance au-dessus, à 4,73 % d'écart.
Le RSI à 57, encore en territoire neutre, ne traduit pas encore de configuration de surachat malgré la remontée récente du titre. Le support à 27,22 € reste éloigné, mais la résistance à 29,72 €, que le titre avait effleurée début septembre, reprend de la hauteur. Sur la semaine, la performance recule de 3,35 %, effaçant une partie du rebond observé depuis le creux estival.
Deux avis d'analystes récents et des positions courtes élevées encadrent la dynamique du titre
Deux révisions d'avis d'analystes datent des deux derniers jours. Morgan Stanley a relevé mardi 14 septembre son opinion de « sous-pondérer » à « pondération de marché » en relevant sa cible de 25 € à 31 €, soit un potentiel de près de 8,5 % par rapport au cours actuel. CIC Market Solutions maintient pour sa part un avis à l'achat assorti d'un objectif de 40 €, impliquant un potentiel de l'ordre de 40 % depuis les niveaux actuels. Ces deux prises de position encadrent un titre dont la valorisation reste contenue : selon le consensus des analystes recensés, l'action se traite environ 4,4 fois les bénéfices attendus de l'exercice en cours. Du côté des positions courtes, le pari baissier reste significatif.
Selon les déclarations consultées, six fonds cumulent 6,61 % du capital vendus à découvert, un niveau quasi stable sur trente jours (contre 6,56 % un mois plus tôt). Ce niveau élevé témoigne d'un positionnement institutionnel prudent à l'égard du constructeur, sans toutefois s'accélérer franchement. À noter que lors de la publication des résultats du premier semestre 2026 le 30 juillet, le groupe avait affiché une croissance de son chiffre d'affaires de 9,5 % et mentionné parmi ses risques l'environnement difficile lié à la crise au Moyen-Orient, qui pèse sur les coûts des matières premières et de l'énergie. Le Brent cote 108,08 $ le baril ce matin, en progression de 10,8 % sur les huit dernières séances, un contexte qui amplifie ces pressions sur les coûts du secteur automobile.