L'action Safran chute de 8,58 % en une semaine malgré un objectif relevé à 360 €
Le titre Safran accuse un net repli ce jeudi à la mi-journée, cédant 2,71 % à 280,30 euros dans un contexte de tension généralisée sur les marchés européens. Le CAC 40 recule de 0,99 % en séance, tandis que le SBF 120 perd 1,01 %. La baisse hebdomadaire de l'action atteint désormais 8,58 %, portant le recul sur trois mois à 6,35 %.
Le titre au contact d'un support majeur, sous ses moyennes mobiles
Le cours de Safran évolue désormais sous l'ensemble de ses moyennes mobiles de référence : la MM50, située à 315,83 euros, et la MM200, à 297,07 euros, se trouvent toutes deux nettement au-dessus du niveau actuel. Ce positionnement traduit une dynamique baissière qui s'est intensifiée ces dernières semaines.
Plus significatif encore, le titre flirte ce jeudi avec son seuil de support identifié à 281,60 euros, un niveau technique que le cours a temporairement enfoncé en descendant à 280,30 euros. Une cassure durable de ce palier pourrait ouvrir la voie à un mouvement de repli supplémentaire vers la bande inférieure de Bollinger, située à 274,39 euros. Le RSI, à 35, se rapproche de la zone de survente (sous 30), ce qui signale une pression vendeuse prononcée, sans pour autant constituer un signal de retournement imminent.
Dans le secteur, d'autres grandes valeurs industrielles européennes affichent des replis comparables en séance : Airbus cède 2,53 % et Schneider Electric abandonne 2,42 %.
Berenberg relève son objectif de cours à 360 euros malgré la correction
En dépit de ce mouvement de repli, la banque d'investissement Berenberg a relevé lundi 24 mars son objectif de cours sur Safran de 350 à 360 euros, tout en maintenant une recommandation à l'achat. Au cours actuel de 280,30 euros, cet objectif implique un potentiel de revalorisation d'environ 28 %, un écart significatif qui reflète la confiance de l'analyste dans les fondamentaux du groupe aéronautique et de défense à moyen terme.
Sur le plan du calendrier, les investisseurs attendent la publication des résultats du premier trimestre 2026, prévue le 23 avril prochain, puis l'assemblée générale fixée au 21 mai. Ces échéances constitueront des jalons importants pour évaluer la trajectoire opérationnelle du groupe, notamment dans un environnement marqué par la hausse du prix du pétrole — le Brent s'établissant autour de 106 dollars le baril ce jeudi — et par les tensions géopolitiques persistantes au Moyen-Orient. Sur un an, le titre conserve malgré tout une performance positive de 10,4 %, rappelant l'ampleur du parcours haussier qui avait précédé la phase de correction actuelle.