L'action Schneider Electric parmi les plus fortes hausses du CAC 40, +4 % en une semaine
Le titre de l'équipementier de Rueil-Malmaison reprend de la hauteur ce vendredi, dans un CAC 40 en progression d'environ 1 % en séance, malgré un contexte de taux souverains tendus en France. La hausse ramène le titre tout près de sa résistance technique, dans la continuité du rebond entamé mi-septembre.
Un rebond qui porte le titre aux portes de sa résistance à 301,75 €
Schneider Electric gagne 2,82 % à 300,85 € en séance, s'installant parmi les plus fortes hausses du CAC 40 dans un marché parisien globalement bien orienté. La progression place le titre à moins d'un euro de sa résistance à 301,75 €, niveau qu'il n'a pas encore franchi. Au-dessus de ses trois moyennes mobiles, le titre affiche un écart de près de 4 % par rapport à la MM20 (289,33 €) et d'un peu plus de 3 % au-dessus de la MM50 (291,05 €), ce qui traduit une dynamique haussière solide à court terme.
Sur la semaine, la progression atteint près de 4 %, et sur trois mois, le gain est de 8,75 %, confirmant que le mouvement de repli de la mi-septembre a été largement comblé. Le RSI à 53 reste en territoire neutre, sans signal de surachat, ce qui laisse de la marge technique avant une éventuelle pause. Le support à 272,05 € apparaît désormais nettement éloigné du cours actuel.
Carnet de commandes record et guidance relevée lors des résultats du premier semestre 2026
Sur le plan fondamental, les résultats semestriels publiés le 31 juillet 2026 avaient fourni un socle solide : la direction avait alors relevé ses objectifs pour l'exercice, s'appuyant sur une forte demande pour ses solutions d'électrification, d'automatisation et de digitalisation, ainsi que sur un carnet de commandes décrit comme à un niveau record. Ce message de confiance continue de soutenir la perception du titre, dans un environnement où le marché français reste sous pression budgétaire. L'OAT 10 ans est revenue au niveau de 4,90 %, au plus haut de la série depuis 2002 selon le relevé de la Banque de France du 1er octobre, et le projet de loi de finances pour 2027, présenté le 1er octobre à l'Assemblée nationale, vise un déficit maintenu à 5 % du PIB avec une adoption encore incertaine.
Cet environnement pèse sur plusieurs valeurs françaises sensibles aux taux, même si Schneider Electric, dont l'activité est majoritairement internationale, avance à contre-courant de ce contexte ce matin. La résistance à 301,75 € représente l'obstacle technique immédiat à surveiller.