L'action S.E.B. lâche son support des 55,40 €
Le fabricant de petit électroménager (Tefal, Moulinex, Rowenta) subit l'un des replis les plus marqués du SBF 120 ce jeudi, dans un marché parisien sous tension budgétaire. La séance coïncide avec la prise de fonctions de Loïc Moutault, nouveau directeur général du groupe, qui succède à une équipe sortante après une phase de redressement.
Un support à 55,40 € enfoncé alors qu'Alphavalue relève son objectif à 71,50 €
S.E.B. perd 4,18 % à 55 € en séance, signant l'un des replis les plus marqués du SBF 120, dans un indice qui cède lui-même 1,38 %. Le titre a enfoncé son support à 55,40 € à la baisse et y reste ancré, avec un dernier cours à 55,30 €. Ce franchissement est notable : ce même seuil avait déjà été retesté lors de la séance du 21 septembre, sans rupture franche à l'époque.
Cette fois, le titre s'y installe en dessous. Alphavalue a pourtant relevé son objectif de cours à 71,50 € (contre 70,10 € précédemment) ce même jeudi, avec un avis des analystes à « accumuler » — ce qui représente un potentiel de hausse supérieur à 30 % par rapport au cours actuel. Ce signal haussier n'a pas suffi à enrayer le repli du jour.
Un repli de 8 % sur le mois dans un contexte de pression obligataire française inédite
Sur un mois, le titre cède 8,18 %, après avoir effacé une bonne partie de son rebond trimestriel de près de 19 % amorcé depuis juillet. Le cours reste au-dessus de la MM200 à 51,34 € (écart de +7,13 %), mais il est passé en dessous de la MM20 à 57,14 € et de la MM50 à 57,83 €, deux moyennes mobiles qui font désormais office de premières résistances à surveiller. Le RSI à 53, encore neutre, n'indique pas d'excès vendeur manifeste.
La toile de fond du marché pèse sur l'ensemble des valeurs de consommation parisiennes : le rendement de l'OAT 10 ans s'approche de 4,86 %, au plus haut depuis 2008, et l'écart avec le Bund allemand frôle 1,30 point, son niveau le plus élevé depuis 2012, dans un contexte d'incertitude budgétaire autour du projet de loi de finances 2027. Sur le plan de la valorisation, l'action se négocie autour de 9,2 fois les bénéfices attendus de l'exercice en cours, selon le consensus des analystes recensés.