L'action SES poursuit sa baisse à mi-journée ce 24 novembre
L'action SES cède 4,24 % à mi-journée ce lundi 24 novembre, s'affichant à 5,415 euros sur la place parisienne. Le titre de l'opérateur luxembourgeois de satellites reste sous pression après la publication début novembre de résultats trimestriels décevants, qui avaient provoqué une correction de plus de 12 % en séance. Dans un marché parisien quasi stable, avec un CAC 40 en léger recul de 0,14 %, le spécialiste de la transmission par satellite peine à retrouver les faveurs des investisseurs.
Depuis l'ouverture, le titre abandonne 4,24 % pour s'établir à 5,415 euros en milieu de journée, avec des volumes d'échanges modestes représentant 0,02 % du capital. Cette nouvelle contraction s'inscrit dans le sillage de la chute du 6 novembre, lorsque l'action avait plongé de 12,23 % à 5,635 euros après la présentation des comptes du troisième trimestre. Sur une semaine, le titre affiche toutefois un rebond technique de 7,02 %, mais ce mouvement ne compense que partiellement la correction brutale subie à l'annonce des résultats. À plus long terme, la situation reste contrastée : si l'action conserve une performance annuelle remarquable de 60,49 %, surperformant largement le CAC 40 et ses 9,88 %, elle subit une correction de 9,68 % sur trois mois, témoignant d'une défiance croissante des investisseurs. Le cours évolue désormais nettement sous sa moyenne mobile à 50 jours située à 6,16 euros, signe d'une pression vendeuse qui perdure.
Les résultats du troisième trimestre publiés le 6 novembre ont marqué un tournant pour l'opérateur de satellites, qui a enregistré une perte nette part du groupe de 69 millions d'euros, contre un bénéfice de 4 millions d'euros un an plus tôt. Cette dégradation s'explique principalement par l'intégration d'Intelsat, qui a pesé sur les marges du groupe spécialisé dans la vente de capacités de transmission à des clients comme Sky. Par ailleurs, le groupe a signé un nouveau contrat de lancement avec Relativity Space et remporté un contrat de 89,6 millions de dollars avec l'armée américaine pour ses services de communications par satellite, offrant quelques perspectives positives dans un contexte tendu.
Sur le plan technique, le titre évolue dans une zone d'incertitude. L'indice de force relative (RSI) s'établit à 33, signalant une situation de survente qui pourrait attirer des acheteurs à court terme, sans toutefois constituer un signal d'achat franc. L'indicateur MACD présente une configuration légèrement haussière avec un histogramme positif à 0,02, suggérant un possible ralentissement de la tendance baissière, mais la divergence reste minime. Le cours évolue nettement en dessous de sa moyenne mobile à 50 jours (6,16 euros), confirmant la pression vendeuse, tandis que la MM200 à 5,59 euros offre un support technique proche. Les bandes de Bollinger, très larges (4,26-7,35 euros), reflètent une volatilité élevée de 24,15 sur un mois, caractéristique d'un titre sous forte tension. Le prochain support majeur se situe à 4,85 euros, tandis qu'une résistance clé se profile à 7,06 euros, niveau atteint fin octobre avant la publication des résultats.