Le titre de l'opérateur luxembourgeois de satellites SES a poursuivi mardi son mouvement de correction amorcé mi-novembre, cédant 2,88 % à 5,055 euros en clôture à la Bourse de Paris. Cette séance témoigne de la défiance persistante des investisseurs après la publication décevante des comptes du troisième trimestre début novembre, qui avait fait plonger le cours de plus de 12 % en une seule séance. La séance du 18 novembre a été marquée par un repli de 2,88 % du titre SES, qui s'est établi à 5,055 euros en clôture, dans un contexte de marché parisien également orienté à la baisse avec un CAC 40 reculant de 1,86 %. Les volumes échangés sont restés modestes avec seulement 0,1 % du capital ayant changé de mains. Ce nouveau recul s'inscrit dans une dynamique baissière plus large, le titre accusant désormais un repli de 4,08 % sur une semaine et de 15,68 % sur trois mois. Ce mouvement contraste néanmoins avec une performance annuelle toujours positive de 49,29 %, largement supérieure aux 9,61 % du CAC 40 sur la même période, mais qui témoigne surtout d'un effacement progressif des gains accumulés en début d'année. Cette faiblesse persistante trouve son origine dans la publication des résultats du troisième trimestre survenue le 6 novembre, où l'opérateur luxembourgeois de satellites a essuyé une chute spectaculaire de 12,23 % en une seule journée. Les comptes ont révélé un net repli des marges consécutif à l'intégration d'Intelsat depuis juillet, première publication de résultats combinés pour le groupe. Le marché a sanctionné la faiblesse de l'EBITDA ajusté ainsi qu'une perte nette de 69 millions d'euros, bien loin du bénéfice de 4 millions dégagé un an plus tôt. Cette réaction brutale témoigne des inquiétudes des investisseurs quant à la capacité du groupe à digérer efficacement cette acquisition stratégique et à en extraire rapidement les synergies attendues. Sur le plan technique, le titre évolue désormais dans une zone préoccupante avec un RSI qui s'établit à 27, signalant une situation de survente marquée qui pourrait néanmoins ouvrir la voie à un rebond technique de court terme. Plus structurellement, le cours se négocie nettement sous sa moyenne mobile à 50 jours établie à 6,21 euros, confirmant la tendance baissière de moyen terme. L'indicateur MACD affiche également un signal négatif avec un histogramme à -0,13, tandis que le flux monétaire Chaikin (CMF) de -0,25 indique des sorties persistantes de capitaux. Le titre devra reconquérir rapidement le support des 4,85 euros pour éviter une nouvelle accélération baissière, tandis que toute tentative de rebond devra franchir la résistance des 7,06 euros pour inverser durablement la tendance.