L'action SES recule encore et menace son support clé à 7,40 €
L'opérateur satellitaire luxembourgeois prolonge sa correction en milieu de matinée, alors que le marché parisien évolue nettement dans le vert. Le titre reste en repli après le décrochage de la veille, dans un contexte de détente géopolitique qui pèse sur les valeurs liées à la défense et au satellitaire. La dynamique haussière du printemps semble marquer une pause durable.
Une nouvelle séance dans le rouge sur fond de détente au Moyen-Orient
SES cède 2,62 % à 7,605 € en milieu de matinée, alors que le CAC 40 progresse de 0,75 % et que le SBF 120 gagne 0,72 %. Le titre figure parmi les plus fortes baisses de l'indice élargi, dans le sillage de Viridien et Eramet. Ce repli prolonge le décrochage de près de 6 % subi la veille, qui avait déjà vu l'opérateur satellitaire évoluer à contre-courant d'un marché parisien bien orienté.
L'accord préliminaire entre les États-Unis et l'Iran, signé dimanche, prolonge le cessez-le-feu de soixante jours et prévoit la réouverture du détroit d'Ormuz. Cette détente a fait chuter le Brent d'environ 4 % hier, autour de 83 dollars le baril. Si le mouvement profite aux valeurs cycliques et à l'aérien, il prive en revanche les acteurs de la défense et du satellitaire de la prime de risque géopolitique qui les soutenait depuis plusieurs semaines.
Le titre repasse sous sa MM50 après un rallye de 47 % sur un an
Sur le plan des repères techniques, le cours est désormais au contact de la MM50 à 7,61 € (écart de -0,07 %), après l'avoir brièvement reconquise la semaine passée. La MM20 à 8,64 € reste hors d'atteinte, avec un écart négatif de près de 12 %. Le RSI à 44 traduit un essoufflement sans installer le titre en zone de survente, tandis que le support identifié à 7,40 € constitue le prochain niveau de référence à la baisse.
La toile de fond reste celle d'un rallye impressionnant : +27,6 % sur trois mois et +47,4 % sur un an, malgré une perte de 7,5 % sur la semaine écoulée. Le titre avait inscrit un sommet pluriannuel fin mai, à la faveur des tensions au Moyen-Orient et des contrats de connectivité signés avec des compagnies aériennes, dont l'équipement de 100 Airbus de Viva annoncé début juin. Le comportement du cours autour des 7,40 € fournira la prochaine indication sur la solidité de cette trajectoire haussière.