L'action SES décroche de près de 6 % et figure parmi les pires baisses du SBF 120
L'opérateur satellitaire luxembourgeois subit une lourde correction en milieu de séance, à contre-courant d'un marché parisien franchement haussier. La détente géopolitique au Moyen-Orient, qui dope les valeurs cycliques et l'aérien, semble peser sur les acteurs de la défense et des télécoms satellitaires. Le titre figure parmi les plus fortes baisses du SBF 120.
Une chute de près de 6 % qui place SES en queue du SBF 120
L'action SES perd 5,76 % à 7,78 €, alors que le SBF 120 progresse de 1,03 % et le CAC 40 de 1,04 %. Le titre figure parmi les plus fortes baisses du SBF 120, juste derrière Eutelsat (-6,4 %), un mouvement parallèle qui touche les deux opérateurs satellitaires européens dans la même séance. Ce repli s'inscrit dans un contexte particulier : les marchés saluent l'accord-cadre annoncé entre les États-Unis et l'Iran, qui prolonge le cessez-le-feu de 60 jours et prévoit la réouverture progressive du détroit d'Ormuz.
Le Brent recule d'environ 4 %, ce qui dope l'aérien, l'automobile et les cycliques, mais détourne les flux des valeurs défensives et de connectivité spatiale qui avaient profité du contexte de tensions. Sur sept jours, le titre cède 6,21 %, tout en conservant une performance de plus de 30 % sur trois mois et de plus de 50 % sur un an.
Le titre repasse sous sa MM20 et teste un support à 7,38 €
La chute du jour fait repasser le cours nettement sous sa moyenne mobile à 20 jours, située à 8,63 €, avec un écart négatif de près de 10 %. Le titre conserve un coussin face à sa MM50 à 7,58 € (+2,6 %) et reste largement au-dessus de sa MM200 à 6,47 €, signe que la tendance haussière de fond reste intacte malgré la consolidation. Le RSI à 51 traduit une situation neutre, sans configuration de survente malgré l'ampleur du repli.
La zone de support à 7,38 € devient le prochain repère à observer, alors que le titre s'en rapproche après avoir cédé près de 10 % depuis ses sommets de fin mai à 8,65 €. Le prochain marqueur opérationnel reste le déploiement annoncé début juin de la connectivité multi-orbites à bord de 100 Airbus de la compagnie mexicaine Viva.