L'action Sodexo bondit de 2 % malgré une chute de 41 % en un an
Le titre Sodexo progresse de 2,01 % ce jeudi à la mi-journée, s'échangeant à 44,62 euros après une clôture à 43,74 euros la veille. Ce rebond technique intervient alors que le CAC 40 recule de 0,38 % en séance. Le groupe de restauration collective affiche toutefois un recul marqué de plus de 41 % sur un an.
Un sursaut à contre-courant du marché, dans un contexte technique fragile
La hausse du jour de Sodexo tranche avec la tendance générale des marchés européens : le SBF 120 cède 0,33 % en séance, tandis que le FTSE 100 abandonne 0,34 %. En Asie, le Nikkei 225 a clôturé en baisse de 1,04 %.
Sur le plan technique, le titre évolue dans une zone de fragilité. Le RSI, à 19, se situe largement en territoire de survente — un indicateur qui signale généralement un excès de pression vendeuse et peut précéder un mouvement de rattrapage. Le cours vient par ailleurs de repasser au-dessus de sa moyenne mobile à 50 jours (44,44 euros), un franchissement à surveiller pour évaluer la solidité du rebond. La résistance la plus pertinente se situe à 47,78 euros, tandis que le support identifié à 42,92 euros avait contenu les récentes pressions baissières. La moyenne mobile à 200 jours, positionnée à 49,44 euros, reste nettement au-dessus du cours actuel, confirmant la tendance baissière de long terme qui pèse sur la valeur depuis un an.
Deutsche Bank abaisse son objectif mais reste à conserver
En début de semaine, Deutsche Bank a révisé à la baisse son objectif de cours sur Sodexo, le ramenant de 60 à 57 euros, tout en maintenant sa recommandation à « conserver ». Cet objectif implique néanmoins un potentiel de revalorisation d'environ 27,7 % par rapport au cours actuel de 44,62 euros, ce qui traduit un décalage significatif entre la valorisation cible de l'analyste et le niveau auquel le titre s'échange aujourd'hui.
Le prochain rendez-vous majeur pour le groupe est fixé au 10 avril, date de publication du chiffre d'affaires du deuxième trimestre de l'exercice 2026. Cette échéance sera déterminante pour évaluer la dynamique commerciale du spécialiste de la restauration collective et des services aux entreprises, dans un contexte où le titre a perdu plus de 41 % de sa valeur en douze mois. Sur trois mois, la performance reste légèrement négative, à -1,24 %, reflétant une phase de stabilisation relative après la forte correction subie.