L'action Sopra Steria bondit de 3,73 % à la clôture portée par un nouveau directeur général
Le titre du groupe de services informatiques a franchi le seuil symbolique des 150 euros à la clôture ce vendredi 12 décembre pour terminer à 150,20 euros, soit une progression de 3,73 % après avoir ouvert en forte hausse. Cette dynamique s'inscrit dans un élan hebdomadaire remarquable qui permet au titre de reprendre 11,51 % en sept jours, effaçant une partie des pertes accumulées sur l'année.
Une nomination qui redonne le sourire aux investisseurs
Sopra Steria a officialisé le 11 décembre la nomination de Rajesh Krishnamurthy au poste de directeur général, avec une prise de fonction prévue le 2 février 2026. Français d'origine indienne, il s'est forgé une expérience de 30 années dans la technologie, le conseil et la transformation à grande échelle. Depuis 2020, ce dirigeant était directeur général d'Expleo où il a mené un programme de transformation complet. Sous sa direction, le chiffre d'affaires d'Expleo a progressé de plus de 50 % et doublé sa profitabilité opérationnelle. Cette annonce intervient deux mois après le départ surprise de Cyril Malargé, parti rejoindre Alten en octobre dernier, et semble rassurer le marché quant à la capacité du groupe à maintenir sa dynamique de transformation.Le parcours du nouveau directeur général témoigne d'une solide expertise dans la conduite de transformations d'envergure. Après 25 années chez Infosys où il a occupé des rôles commerciaux et opérationnels majeurs, il a rejoint CMA CGM en 2018 avant de prendre les rênes d'Expleo. Les investisseurs semblent particulièrement apprécier son expertise dans les modèles offshore, un atout stratégique dans le contexte actuel de maîtrise des coûts. Les volumes d'échanges restent néanmoins contenus avec seulement 0,22 % du capital échangé, traduisant un mouvement soutenu par les convictions plutôt que par un afflux massif d'ordres.
Une dynamique technique qui change de trajectoire
Sur le plan graphique, le titre a franchi son seuil de résistance situé à 144,80 euros, ouvrant des perspectives techniques nouvelles après plusieurs semaines d'hésitation. Le RSI, indicateur de force relative, pointe désormais à 82, un niveau nettement au-dessus du seuil de 70 qui marque traditionnellement une zone de surachat. Cette situation témoigne d'un engouement prononcé mais peut également annoncer une phase de consolidation à court terme si les acheteurs marquent une pause.Le positionnement du cours au-dessus de la moyenne mobile à 50 jours établie à 134,74 euros confirme l'installation d'une dynamique haussière de court terme. En revanche, l'écart important avec la moyenne mobile à 200 jours située à 169,73 euros rappelle la distance qui reste à parcourir pour effacer les pertes de l'année. Le MACD affiche un histogramme positif à 1,39, signal technique qui accompagne le mouvement ascendant actuel. Sur l'année écoulée, le titre accuse encore un repli de 18,81 %, même si la reprise des sept derniers jours vient sensiblement améliorer le tableau.
Un contexte opérationnel qui reste contrasté
Cette embellie boursière s'inscrit dans un contexte opérationnel encore délicat pour le groupe. Au troisième trimestre 2025, Sopra Steria a enregistré un chiffre d'affaires de 1 315,8 millions d'euros, en recul de 3 % en variation totale et de 2,9 % en croissance organique. Le groupe maintient néanmoins ses objectifs pour l'année 2025 avec une croissance organique attendue entre -2,5 % et +0,5 %, ainsi qu'un taux de marge opérationnelle visé entre 9,3 % et 9,8 %. Certains segments comme l'aéronautique et la défense montrent des signes de reprise, confortant les perspectives à moyen terme.La structure actionnariale témoigne d'un ancrage solide avec un pacte entre les familles fondatrices Odin et Pasquier qui détient 19,58 % du capital et 29,9 % des droits de vote. Le groupe poursuit sa stratégie de croissance externe avec la finalisation début décembre de l'acquisition de Neocase pour renforcer ses activités dans les solutions de ressources humaines, poursuivant ainsi le recentrage stratégique initié par l'ancien directeur général.