L'action Technip Energies décroche de près de 3 %, plombée par la chute du Brent
Le parapétrolier français recule nettement à la mi-journée, dans un marché parisien pourtant bien orienté. Le mouvement coïncide avec un net repli des cours du Brent, qui pèse sur l'ensemble des valeurs liées au pétrole. Le titre reste néanmoins largement positif sur un an.
Le titre Technip Energies plombé par le décrochage du Brent à 94,52 dollars
L'action Technip Energies perd 2,56 % à 36,52 € à la mi-journée, alors que le CAC 40 gagne 0,95 % et le SBF 120 0,91 %. Le titre figure en queue de l'indice SBF 120 sur la séance.
Le Brent recule de 5,08 % à 94,52 dollars le baril, et cède 14,6 % depuis le 18 mai. Cette baisse marquée pèse mécaniquement sur les sociétés de services pétroliers, dont le carnet de commandes dépend des arbitrages d'investissement des majors. Technip Energies est directement exposée à ce paramètre, même si son activité GNL apporte une part de stabilité.
Le repli du jour s'inscrit dans une séquence plus longue, le titre ayant été chahuté depuis la publication trimestrielle du 30 avril. Sur la semaine, l'action affiche tout de même un gain de 2,41 %, après le contrat EPC supérieur au milliard d'euros décroché en Louisiane avec Commonwealth LNG annoncé le 18 mai. Sur un an, la performance reste positive à 11,48 %.
Configuration technique neutre, le support des 35,56 € en ligne de mire
Le cours repasse sous ses moyennes mobiles courtes : il évolue 2,82 % sous la MM20 (37,58 €) et 1,88 % sous la MM50 (37,22 €). La MM200 à 36,19 € reste en revanche tout juste sous le cours actuel, ce qui place le titre au contact d'un repère technique de moyen terme.
Le RSI à 52 traduit une configuration neutre, sans signal d'épuisement ni d'emballement. Le prochain niveau à observer en cas de prolongation du repli est le support à 35,56 €, soit environ 2,6 % sous le cours actuel. À la hausse, la résistance est identifiée à 40,32 €.
La trajectoire du Brent dans les prochaines séances, sur fond de pourparlers entre Washington et Téhéran autour du détroit d'Ormuz, reste le principal repère externe pour le secteur.