Le titre Teleperformance affiche une progression de 3,71 % ce jeudi 11 décembre à mi-journée, s'échangeant à 60,94 euros contre 58,76 euros la veille. Cette reprise intervient dans un contexte de recommandation actualisée et après une semaine marquée par un rebond technique de 6,61 %, insuffisant toutefois pour inverser une tendance de fond négative qui voit le titre accuser une perte annuelle de 32,35 %. À mi-journée ce jeudi, l'action Teleperformance gagne 3,71 % et franchit le seuil des 60 euros, s'établissant à 60,94 euros. Les volumes échangés restent modestes avec seulement 0,14 % du capital traité, traduisant une participation limitée des investisseurs à ce redressement. Sur une semaine, le titre enregistre une progression encourageante de 6,61 %, contrastant avec la dynamique de moyen terme qui demeure baissière : le spécialiste de la relation client externalisée cède encore 3,45 % sur trois mois et 32,35 % sur un an.Cette performance annuelle catastrophique s'explique par les craintes persistantes autour de l'impact de l'intelligence artificielle générative sur le modèle économique du groupe. La révision à la baisse des objectifs annuels début novembre, ramenant la prévision de croissance organique entre 1 % et 2 % contre 2 % à 4 % initialement, avait provoqué un décrochage brutal. Le chiffre d'affaires du troisième trimestre 2025 s'était élevé à 2,51 milliards d'euros, en léger recul de 0,5 % sur un an, confirmant les difficultés du groupe à retrouver une dynamique de croissance. Deutsche Bank abaisse drastiquement son objectif de cours 70 euros et recommandation conserver confirmés par les données DB (date 2025-11-28)" style="background-color:#b3ffb3;border-bottom:1px dotted #009900;cursor:help;">Le 28 novembre dernier, Deutsche Bank a révisé en profondeur son analyse sur Teleperformance, abaissant son objectif de cours de 105 euros à 70 euros, tout en maintenant une recommandation à conserver. Cette révision de 33 % reflète les incertitudes entourant la capacité du groupe à exécuter son plan stratégique Future Forward, dévoilé en juin 2025 et censé placer l'intelligence artificielle au cœur du modèle économique. L'absence de catalyseur positif immédiat maintient la pression sur le titre, exclu du CAC 40 en septembre 2025 et remplacé par Euronext. Les services spécialisés du groupe continuent de souffrir, notamment après la perte d'un contrat important dans la gestion des demandes de visa. 5 %" style="background-color:#e0e0e0;border-bottom:1px dotted #808080;cursor:help;">La lenteur du déploiement de la stratégie de transformation numérique alimente la défiance structurelle des investisseurs, malgré la détention de plus de 5 % du capital par Norges Bank. Des signaux techniques mitigés entre stabilisation et fragilité D'un point de vue technique, le cours actuel de 60,94 euros se rapproche de la moyenne mobile à 50 séances établie à 61,29 euros, confirmant une tentative de stabilisation de court terme. Cependant, l'écart avec la moyenne mobile à 200 jours reste béant à 77,76 euros, illustrant l'ampleur du décrochage structurel. Le RSI s'établit à 53 points, en zone neutre, suggérant un équilibre précaire entre acheteurs et vendeurs sans signal de surachat imminent.Le MACD apporte une nuance intéressante : son histogramme positif à 0,26 traduit une amélioration du momentum, la ligne MACD remontant au-dessus de sa ligne de signal. Cette configuration laisse entrevoir un possible épuisement de la pression vendeuse, mais reste fragile tant que le titre évolue sous sa moyenne mobile de long terme. Le support critique à 56,40 euros constitue le dernier rempart avant de nouveaux plus bas, tandis que la résistance immédiate à 62,76 euros représente le prochain objectif à franchir pour valider un rebond durable.