L'action TotalEnergies pulvérise son record historique, portée par un Brent à 115 $
TotalEnergies inscrit ce jeudi un plus haut historique à 76,28 euros, dépassant le précédent record de 75,97 euros établi la veille. Le titre progresse de 1,14 % en début de séance, dans un contexte de tension extrême sur les marchés pétroliers liée à l'escalade au détroit d'Ormuz. Cette performance tranche avec le repli du CAC 40, en baisse de 1,64 % en séance.
Le choc pétrolier d'Ormuz propulse le titre vers des sommets inédits
Le cours du Brent a brièvement atteint 115 dollars le baril ce 19 mars, soit un bond de plus de 60 % depuis fin février, sous l'effet de nouvelles attaques contre des infrastructures énergétiques au Moyen-Orient. Le prix du gaz européen s'est simultanément envolé de 35 %. Cette flambée historique des prix de l'énergie agit comme un puissant catalyseur pour TotalEnergies, dont les revenus sont mécaniquement corrélés aux cours du brut.
Sur sept jours, le titre affiche une progression de près de 9 %, et de plus de 37 % sur trois mois. L'action évolue désormais nettement au-dessus de sa moyenne mobile à 50 jours (63,37 euros) et de sa moyenne mobile à 200 jours (56,06 euros), ce qui traduit une dynamique haussière soutenue. Le RSI, à 78, signale toutefois une zone de surachat, un niveau qui invite à la prudence car il indique que la pression acheteuse est devenue particulièrement intense sur les dernières séances.
Dans le même secteur, Shell PLC cède 0,19 % et Engie recule de 0,94 %, une divergence qui souligne la surperformance relative du groupe français parmi les majors énergétiques européennes.
Deux révisions haussières d'analystes en 48 heures confortent la dynamique
La trajectoire du titre bénéficie d'un soutien notable côté recommandations d'analystes. TD Cowen a relevé le 18 mars son objectif de cours de 66 à 84 euros, en faisant passer sa recommandation de « conserver » à « acheter ». La veille, Barclays avait rehaussé son objectif de 78 à 94 euros, tout en maintenant un avis « surpondérer ». À 76,28 euros, le cours actuel se situe environ 10 % en dessous de la cible de TD Cowen et plus de 23 % sous celle de Barclays, ce qui laisse entrevoir un potentiel d'appréciation selon ces deux intermédiaires.
Le calendrier financier du groupe constitue le prochain rendez-vous à surveiller : le détachement du troisième acompte sur dividende est prévu le 31 mars, suivi de la publication des résultats du premier trimestre le 29 avril. Ces événements fourniront des éléments concrets pour évaluer l'impact de la hausse des prix de l'énergie sur les comptes de la major pétro-gazière.