L'action TotalEnergies recule malgré un Brent en hausse de 10 % et deux relèvements
Le titre TotalEnergies cède 1,21 % ce mardi à la mi-journée, à 68,52 euros, dans un contexte de forte tension géopolitique au Moyen-Orient. Les cours du brut s'envolent de près de 10 % après le déclenchement d'opérations militaires en Iran, mais l'action du major pétrolier ne profite pas de cette dynamique sur la séance du jour. Deux relèvements d'objectifs de cours par des banques de premier plan sont toutefois venus alimenter le débat sur la valorisation du groupe.
Le choc pétrolier iranien ne suffit pas à porter le titre
Le Brent atteint 80,14 dollars le baril et le WTI 73,19 dollars ce mardi, en réaction directe aux craintes de perturbation de l'approvisionnement mondial d'hydrocarbures. Le détroit d'Ormuz, artère névralgique pour le transit pétrolier, est désormais contourné par les principaux armateurs, ce qui allonge les routes commerciales et renchérit les coûts de transport. Le gaz naturel européen (TTF) bondit quant à lui de près de 25 %. Malgré ce contexte théoriquement favorable aux compagnies pétrolières intégrées, l'action TotalEnergies recule en ligne avec les indices européens, qui perdent entre 1 et 3 % sans mouvement de panique généralisé. Plusieurs observateurs estiment que les opérateurs de marché tablent sur un conflit limité dans le temps, ce qui tempère l'impact haussier sur les valeurs énergétiques.
Sur des horizons plus longs, le titre affiche néanmoins des performances solides : +3,6 % sur sept jours et +21,23 % sur trois mois. Le RSI, à 84, se situe en zone de surachat, signalant que le titre a connu une progression rapide ces dernières semaines et qu'un repli technique n'est pas inhabituel dans ce type de configuration.
JP Morgan et Citi relèvent leurs objectifs de cours
Deux grandes banques d'investissement ont revu à la hausse leurs perspectives sur le groupe pétrolier. JP Morgan a relevé sa recommandation de « neutre » à « surpondérer », tout en portant son objectif de cours de 63 à 75 euros, soit un potentiel de hausse d'environ 9,5 % par rapport au cours actuel. De son côté, Citi a maintenu son avis à l'achat et rehaussé sa cible de 71 à 75 euros. Ces deux ajustements, publiés le 2 mars, témoignent d'une réévaluation des perspectives du groupe dans un environnement de prix de l'énergie en mutation.
Sur le plan du calendrier financier, le détachement du troisième acompte sur dividende est prévu le 31 mars, tandis que les résultats du premier trimestre 2026 seront publiés le 29 avril. Ces deux échéances pourraient offrir de nouveaux catalyseurs pour la valorisation du titre dans les semaines à venir. La résistance technique la plus proche se situe exactement au niveau de la clôture de la veille, à 69,36 euros, un seuil que le titre n'a pas réussi à franchir ce mardi.