L'action TotalEnergies stagne après un reflux de près de 5 % sur un mois
La major pétrolière française évolue dans le vert en milieu d'après-midi, soutenue par une remontée des cours du brut alimentée par les tensions au Moyen-Orient. Le titre tente de se stabiliser après une semaine compliquée, alors que les moyennes mobiles courtes restent au-dessus du cours.
Le titre reprend des couleurs dans le sillage d'un Brent qui revient au-dessus de 93 dollars
L'action TotalEnergies gagne 0,45 % à 75,52 € en séance, alors que le CAC 40 progresse de 0,43 %. Le mouvement s'inscrit dans le sillage d'un Brent qui rebondit de près de 1,5 % autour de 93,20 dollars le baril, porté par une nouvelle escalade militaire entre Israël et le Hezbollah ainsi que par les tensions persistantes avec l'Iran.
Les craintes de perturbation des flux dans le détroit d'Hormuz ravivent une prime de risque géopolitique sur les marchés de l'énergie.
Le rebond du jour reste toutefois modeste à l'échelle de la semaine, le titre cédant près de 4 % sur sept jours après avoir lâché près de 3 % lors de la séance du 27 mai, jour où le baril dévissait de 5 %. La compagnie reste néanmoins en avance de plus de 12 % sur trois mois et affiche un gain de 46 % sur un an, soutenue par un cours du brut globalement bien orienté et par un trimestre record publié fin avril.
Les moyennes mobiles courtes restent à reconquérir
Le cours évolue en dessous de sa MM20 (77,81 €, écart de -2,94 %) et de sa MM50 (77,64 €, écart de -2,73 %), deux verrous techniques que le rebond du jour n'a pas encore permis de franchir. La MM200 à 62,12 € reste très en deçà, traduisant un mouvement haussier intact sur le long terme (écart de +21,57 %). Le RSI à 41 ressort en zone neutre, sans signal d'épuisement marqué dans un sens ou dans l'autre. Sur la base du consensus des analystes recensés, le titre se paie environ 7,8 fois les bénéfices attendus pour l'exercice en cours.
Côté actualité corporate, le groupe a lancé fin mai une augmentation de capital réservée aux salariés à 62 €, et reconduit pour juin son plafonnement des prix à la pompe (1,99 €/L pour l'essence, 2,25 €/L pour le diesel). La trajectoire du Brent restera déterminante à court terme, dans un contexte où l'AIE projette une demande mondiale de 104 Mb/j pour 2026 et où l'offre OPEP+ s'établissait à 34,13 Mb/j en avril.