Le CAC 40 reprend des couleurs, porté par STMicroelectronics et le luxe
Le CAC 40 progresse de 0,65 % à 8 306,38 points, dans le sillage d'une Europe bien orientée et d'un Wall Street qui ouvre en légère hausse. La séance parisienne se distingue par la vigueur des semi-conducteurs et un retour marqué de l'appétit sur le luxe, alors que la toile de fond géopolitique reste chargée.
Le mouvement s'inscrit dans un contexte international ambivalent : le FMI a confirmé le matin même une croissance mondiale attendue à 3,0 % en 2026, tandis que les tensions au Moyen-Orient et un baril reparti à la hausse continuent d'alimenter la nervosité sur les marchés obligataires.
Une séance parisienne dans le vert malgré un climat géopolitique tendu
Paris évolue en phase avec le reste de l'Europe : le DAX gagne 0,68 % à 25 066 points et le STOXX 600 avance de 0,75 %, seul le FTSE 100 fait exception avec un léger repli de 0,12 %. Outre-Atlantique, le S&P 500 progresse de 0,33 %, le Nasdaq de 0,39 % et le Dow Jones de 0,18 %, dans le sillage des valeurs technologiques.
La séance se déroule pourtant sur fond d'inquiétudes persistantes. Les frappes croisées entre les États-Unis et l'Iran ont ravivé les craintes autour du détroit d'Ormuz, par lequel transitait avant-guerre près d'un cinquième des flux mondiaux de brut et de GNL. Le Brent a bondi d'environ 5,2 % à 78,02 dollars, avec un passage au-dessus de 80 dollars en séance, et les rendements des Treasuries à 10 ans se sont momentanément rapprochés de 4,6 %. En parallèle, le FMI a maintenu sa prévision de croissance mondiale à 3,0 % pour 2026, soulignant une désinflation qui « a marqué le pas ». La dispersion à Paris illustre cette prudence : 22 valeurs en hausse contre 18 en baisse au sein de l'indice phare.
Semi-conducteurs, luxe et banques tirent l'indice
En tête du CAC 40, STMicroelectronics s'envole de 6,15 % à 62,09 euros, portée par le cycle d'investissement dans l'intelligence artificielle mis en avant par le FMI dans son actualisation de juillet. Le groupe franco-italien signe de loin la meilleure performance de l'indice.
Le luxe suit avec Hermès International, en hausse de 3,15 % à 1 620 euros. Les valeurs bancaires participent également au mouvement : Société Générale grimpe de 2,90 % à 73,37 euros, après le relèvement de son objectif de cours par Morgan Stanley, de 83 à 86 euros, assorti d'une recommandation à « surpondérer ». Eurofins Scientific (+2,33 %) et Schneider Electric (+2,26 %) complètent le quintet de tête, ce dernier bénéficiant de l'engouement pour les infrastructures liées à l'électrification et aux centres de données.
Thales, Airbus et Stellantis à la peine
À l'opposé, Thales accuse le repli le plus marqué du CAC 40, en recul de 3,25 % à 226,10 euros. Le groupe de défense est sanctionné malgré le maintien d'une recommandation à l'achat par UBS, qui a toutefois abaissé son objectif de cours de 390 à 330 euros. Capgemini cède 1,94 % à 89,14 euros, Citi ayant également ramené sa cible de 160 à 130 euros, tout en conservant un avis positif.
Pernod Ricard perd 1,62 % à 63,12 euros, dans un secteur des spiritueux toujours confronté à un environnement de consommation morose. Airbus recule de 1,32 % à 194,76 euros, malgré l'annonce d'un contrat pour la fourniture de dix hélicoptères H125 aux douanes américaines et le projet de coentreprise avec MTU Aero Engines autour d'un moteur à hydrogène. UBS a d'ailleurs relevé son objectif sur l'avionneur de 210 à 236 euros. Enfin, Stellantis cède 1,30 % à 4,63 euros, pénalisé par la révision en baisse de plusieurs objectifs de cours : JP Morgan a ramené sa cible de 10 à 6 euros, et Citi de 7,20 à 5,50 euros, en maintenant un avis neutre.