L'action Ubisoft retombe après sa récente percée
Après un mois de septembre spectaculaire qui avait propulsé le titre de l'éditeur de jeux vidéo au sommet du SBF 120, Ubisoft retourne ce vendredi dans le bas du classement. Le repli contraste avec la tendance haussière du CAC 40 et du SBF 120, qui progressent tous deux en séance.
Un repli à contre-courant qui ramène le titre vers sa MM50, dans un indice en hausse
Ubisoft cède 2,19 % à 5,28 € en milieu de matinée, figurant parmi les plus fortes baisses du SBF 120 alors que l'indice élargi gagne 0,41 % et que le CAC 40 progresse de 0,39 %. Le contraste est saisissant au regard du rallye enregistré depuis mi-septembre : le titre avait bondi de près de 19 % sur la semaine du 17 septembre, enchaînant plusieurs séances dans le peloton de tête avant de repasser au-dessus de ses trois moyennes mobiles. Ce repli ramène le cours à 5,28 €, légèrement au-dessus de la MM20 à 5,22 € (écart +1,19 %) mais en dessous de la MM50 à 5,32 €, que le titre avait brièvement franchie lors du rebond.
Le RSI à 53 reste neutre, sans signaler d'épuisement extrême dans un sens ou dans l'autre. Sur un mois, le bilan est limité à -2,4 %, tandis que sur un an la perte dépasse encore 45 %, rappelant l'ampleur du chemin parcouru depuis les niveaux de 2025.
Les positions courtes à 11,86 % du capital soulignent la méfiance persistante des vendeurs à découvert
La pression vendeuse institutionnelle reste un trait marquant du dossier Ubisoft. Selon les déclarations recensées, dix fonds cumulent des positions courtes nettes atteignant 11,86 % du capital, un niveau qui place le titre parmi les valeurs les plus shortées de la cote parisienne. Ce chiffre s'est néanmoins allégé de 1,81 point de pourcentage en trente jours (il était à 13,67 % il y a un mois), ce qui traduit une légère réduction du pari baissier sans pour autant en marquer la fin. Un court aussi massif signifie qu'une fraction importante du flottant est vendue à découvert par des acteurs institutionnels qui anticipent une baisse ou couvrent une exposition : cela peut amplifier la volatilité en cas de mouvement brusque dans un sens ou dans l'autre, sans qu'on puisse en déduire les motivations précises de chaque intervenant.