L'action Ubisoft signe la plus forte hausse du SBF 120 dans un marché sous tension
L'éditeur breton signe ce mardi la plus forte hausse du SBF 120, dans un marché pourtant orienté à la baisse. Le rebond efface d'un coup le repli enregistré la veille et replace le titre au-dessus de ses trois moyennes mobiles, dans un contexte de volatilité accrue sur les marchés.
Un rebond qui franchit la résistance à 5,60 € et repasse toutes les moyennes mobiles
L'action Ubisoft gagne 5 % en séance à 5,59 €, signant la plus forte hausse du SBF 120 ce mardi alors que le CAC 40 cède 0,86 % et que le SBF 120 recule de 0,83 %. Le titre a même franchi à la hausse sa résistance à 5,60 € en cours de matinée, touchant un plus haut de 5,70 €, avant de repasser légèrement en dessous. Ce franchissement, même temporaire, confirme la vigueur du mouvement du jour.
Le cours est désormais au-dessus de la MM20 à 5,21 € (écart de 7,22 %), de la MM50 à 5,38 € (écart de 3,83 %) et de la MM200 à 5,10 € (écart de 9,53 %), une configuration que le titre n'avait pas retrouvée depuis plusieurs semaines. Sur une semaine glissante, le gain atteint 14,42 %, et sur trois mois, le titre gagne 15,96 %, atténuant sensiblement le repli annuel qui reste encore à -34,14 %. Le RSI à 53 évolue en zone neutre, ce qui laisse la dynamique haussière intacte sans signaler de surachat.
Des positions courtes élevées à 12,50 % du capital, en légère décrue sur un mois
La hausse se produit dans un environnement de marché tendu : le VIX bondit de 13,26 % en séance, alors que la Réserve fédérale est largement attendue mercredi pour relever ses taux directeurs, avec des rendements américains à dix ans passés au-dessus de 5 %. Ce contexte pèse sur les actifs risqués en général, ce qui rend le sursaut d'Ubisoft d'autant plus visible. Par ailleurs, selon les déclarations consultées, onze fonds cumulent 12,50 % du capital d'Ubisoft vendu à découvert, un niveau structurellement élevé qui témoigne d'une pression vendeuse institutionnelle persistante sur le titre.
En un mois, ce total a toutefois reculé de 1,11 point de pourcentage (contre 13,61 % il y a trente jours), ce qui traduit un repli partiel des positions baissières sans pour autant les effacer. Un tel volume de short covering peut d'ailleurs amplifier mécaniquement les rebonds : lorsque les détenteurs de positions courtes rachètent pour couvrir leur exposition, ils contribuent à accélérer la hausse du cours. La résistance à 5,60 €, testée et franchie brièvement aujourd'hui, reste le niveau à observer pour juger de la solidité du mouvement.