L'action Ubisoft sous pression : les vendeurs à découvert campent à 14 % du capital
Le titre de l'éditeur français de jeux vidéo fait machine arrière en début de semaine, après un rebond marqué la semaine dernière. Le titre figure désormais parmi les valeurs les moins bien orientées du SBF 120, dans un marché parisien quasi stable. Cette prise de bénéfices intervient alors que le titre reste sous tension malgré sa remontée récente.
Une prise de bénéfices qui ramène le titre près de 12 % sous sa moyenne mobile 200 jours
L'action Ubisoft recule de 2,38 % à 5,50 €, à comparer à une dernière clôture de 5,634 €. Le titre figure dans le bas du classement du SBF 120, alors que l'indice large grappille 0,14 % en séance et que le CAC 40 progresse de 0,18 %.
Le mouvement du jour ne remet pas en cause la dynamique des dernières semaines : la performance reste positive de 4,09 % sur sept jours et de 32,08 % sur trois mois, après le rebond technique qui a suivi le choc post-résultats annuels publiés le 20 mai. Sur un an, le repli atteint encore 45,44 %.
Le cours évolue au-dessus de la moyenne mobile à 20 jours (5,12 €, écart de +7,42 %) et de la MM50 (4,66 €, +18,03 %), ce qui traduit la vigueur du rebond engagé en mai. La MM200, située à 6,28 €, reste en revanche au-dessus du cours (écart de -12,42 %) et fait office de plafond technique de moyen terme. Le RSI à 66 traduit une dynamique encore tendue sans être en zone de surachat caractérisée.
Un short cumulé de 14,05 % du capital qui reste à un niveau élevé malgré un léger reflux
Selon les déclarations consultées, dix fonds cumulent une position courte nette équivalente à 14,05 % du capital d'Ubisoft. Le total a fléchi de 0,73 point en trente jours, contre 14,78 % il y a un mois. Le repli est modeste, et le niveau de short reste élevé en valeur absolue.
Ce paramètre se lit en parallèle de la trajectoire opérationnelle : lors de la publication des comptes annuels 2025/2026 le 20 mai 2026, le groupe a fait état d'un chiffre d'affaires en recul de 21,8 % et d'un résultat net IFRS négatif, tout en mettant en avant une dette nette ramenée à 187,3 M€ et un pipeline jugé plus solide sur les exercices 2027-28 et 2028-29.
À court terme, le seuil de résistance identifié à 5,63 € (proche du cours de la dernière clôture) reste le repère technique du moment, tandis que la MM200 à 6,28 € constitue le verrou de moyen terme.