À la mi-journée de ce mercredi 7 janvier, l'action VINCI affiche une progression de 3,53 % à 124,65 euros, contre 120,40 euros à la clôture de la veille. Les volumes restent toutefois limités avec seulement 0,04 % du capital échangé, reflétant une activité modérée en ce début d'année. Sur une semaine, le titre gagne 3,49 %, effaçant une partie des pertes subies en décembre. La dynamique trimestrielle s'améliore sensiblement avec une progression de 7,83 %, tandis que la performance annuelle atteint 24,70 %, plaçant VINCI parmi les meilleures performances du CAC 40 sur douze mois.Ce mouvement haussier intervient après une phase de correction marquée, notamment le 10 décembre lorsque le titre avait cédé plus de 3 % à 116,60 euros suite aux dégradations de recommandations d'Exane BNP Paribas et JP Morgan. Morgan Stanley a révisé ce mardi sa recommandation, passant de surpondérer à pondération de marché, tout en relevant légèrement son objectif de cours de 138 à 139 euros. UBS a également ajusté son objectif de 132 à 134 euros le 6 janvier en maintenant sa recommandation d'achat. Ces révisions surviennent dans un contexte où les négociations budgétaires françaises pour 2026 laissent présager des augmentations de la taxe sur les infrastructures. Le groupe avait confirmé le 23 octobre ses perspectives 2025, avec une hausse attendue du chiffre d'affaires et des résultats, avant l'impact d'une contribution exceptionnelle française estimée à 400 millions d'euros. Une configuration technique en voie de normalisation À 124,65 euros, le titre VINCI franchit sa moyenne mobile à 50 jours établie à 119,25 euros et se rapproche de sa moyenne mobile à 200 jours positionnée à 121,13 euros. Ce franchissement constitue un signal encourageant après plusieurs semaines d'évolution sous ces niveaux clés. Le cours dépasse également la borne supérieure des bandes de Bollinger fixée à 121,90 euros, suggérant un regain de momentum haussier après une phase de consolidation dans la partie basse du canal. La résistance technique immédiate se situe à 122,55 euros, niveau désormais dépassé, ouvrant la voie vers de nouveaux objectifs.Le RSI s'établit à 58, dans une zone de neutralité positive qui témoigne d'un regain d'appétit sans pour autant signaler de surachat. L'indicateur MACD présente une configuration favorable avec une ligne à 0,20 au-dessus de sa ligne de signal à 0,11 et un histogramme positif à 0,09. Cette configuration traduit une reprise du momentum haussier à court terme. Le support technique demeure calé à 116,60 euros, niveau testé mi-décembre et qui a servi de plancher lors de la correction. La volatilité sur un mois ressort à 4,77 points, reflétant des fluctuations modérées pour une valeur de cette envergure. Des fondamentaux solides et un programme de rachat actif Le 5 janvier, VINCI a signé une convention d'achat d'actions avec un prestataire de service d'investissement, valable jusqu'au 25 mars 2026, portant sur un montant maximal de 600 millions d'euros. Ce programme de rachat témoigne de la confiance du groupe dans ses perspectives et de sa volonté de soutenir le cours de l'action. Sur neuf mois en 2025, le chiffre d'affaires consolidé a progressé de 3,7 % à 54,3 milliards d'euros, avec un carnet de commandes atteignant 70,6 milliards d'euros, en hausse de 2 % par rapport à fin 2024. Ces indicateurs opérationnels confirment la solidité du portefeuille de concessions et de construction du groupe.Le calendrier financier prévoit la publication des résultats annuels 2025 le 5 février 2026, suivie de l'assemblée générale le 14 avril 2026. Le groupe a proposé fin décembre une augmentation de capital réservée aux salariés en France, avec un prix de souscription fixé à 111,27 euros par action via le FCPE Castor Relais 2026 ou 1. L'opération, qui se déroule entre janvier et avril 2026, s'inscrit dans la politique d'actionnariat salarié du groupe. Les analystes maintiennent des objectifs de cours compris entre 131 et 139 euros, laissant entrevoir un potentiel d'appréciation de 5 à 11 % par rapport au cours actuel, malgré les incertitudes fiscales pesant sur le secteur.