L'action Viridien décroche encore et casse son support à 89,40 €
Le spécialiste des géosciences prolonge sa série noire en milieu de matinée et enfonce un nouveau palier technique. Le titre paie une nouvelle fois sa forte exposition au cycle pétrolier, dans un marché parisien orienté à la baisse.
Le titre a cassé son support à 89,40 € et s'enfonce dans des indicateurs techniques tendus
L'action Viridien perd 2,29 % à 85,35 € en séance, enfonçant son support technique des 89,40 €. Le repli s'ajoute à une glissade marquée, le titre cédant près de 26 % sur un mois et près de 36 % sur trois mois. Le cours évolue désormais nettement sous ses trois moyennes mobiles : la MM20 à 105,34 € (écart de -18,98 %), la MM50 à 119,00 € (-28,28 %) et la MM200 à 106,35 € (-19,75 %), une configuration qui traduit une dynamique baissière à toutes les échéances.
Le RSI tombé à 24 prolonge la zone de survente déjà observée lors des séances précédentes, sans pour autant amorcer de rebond technique. La baisse du jour s'inscrit dans un contexte de détente du Brent, qui a reculé de près de 10 % sur les dix derniers jours pour s'établir autour de 74,98 $/baril, après l'effacement de la prime de risque liée au Moyen-Orient. Le secteur des parapétrolières reste mécaniquement exposé à ce mouvement de fond sur le baril.
Les paris baissiers restent élevés malgré un léger reflux sur trente jours
Selon les déclarations consultées, la position courte nette cumulée sur Viridien atteint 3,19 % du capital, répartie entre quatre fonds (dernière déclaration au 23 juin). Le niveau a légèrement reflué sur un mois (-0,25 point, contre 3,44 % il y a trente jours), mais reste élevé en valeur absolue : il traduit des investisseurs institutionnels toujours positionnés contre la valeur, dans un contexte où le titre cumule les replis. Ce point mérite d'être suivi sans en tirer de conclusion isolée : l'allègement marginal n'efface pas la pression vendeuse persistante observée depuis plusieurs séances. Le titre conserve toutefois une performance positive sur un an (+46,27 %), héritage du rallye entamé fin 2025.
La séquence récente intervient dans la foulée de plusieurs abaissements d'objectif de cours par les analystes au cours du mois, déjà documentés. Côté gouvernance, Henning Berg a succédé à Sophie Zurquiyah à la direction générale début juin. Le titre figure aujourd'hui dans le bas du SBF 120, alors que l'indice cède 0,37 % en séance.