L'action Viridien, lanterne rouge du SBF 120, décroche à contre-courant
Le spécialiste des géosciences signe la plus mauvaise performance de l'indice élargi ce vendredi, alors que le CAC 40 et le SBF 120 progressent légèrement. Le Brent, qui avait bondi la veille après l'attaque de missiles houthis contre l'Arabie saoudite, repart à la baisse et pèse directement sur une valeur dont le cycle est intimement lié aux prix du pétrole.
Lanterne rouge du SBF 120 à contretemps d'un marché parisien en hausse
Viridien perd 3,07 % à 94,80 € en séance, dans un SBF 120 qui gagne 0,37 % au même moment. Le Brent recule de 1,63 % à 104,86 dollars le baril ce vendredi, après avoir clôturé à 106,60 dollars jeudi à la suite de l'attaque de missiles balistiques menée par les Houthis contre les régions de Taïf et de Yanbu en Arabie saoudite. Ce repli du baril, direct reflet du reflux d'une partie de la prime de risque géopolitique, suffit à expliquer le mouvement inverse du titre, dont le cours a déjà montré à plusieurs reprises au cours du mois qu'il suivait de près les fluctuations du pétrole. Sur les trente derniers jours, l'action reste néanmoins en hausse de 10,88 %, preuve que la dynamique de fond reste bien orientée, même si ce vendredi elle fait cavalier seul à la baisse dans un indice globalement dans le vert.
Des positions courtes en nette progression qui alourdissent la pression vendeuse
L'avis des analystes sur le titre reste scruté de près, dans un contexte où les positions courtes nettes constituent un signal à ne pas ignorer. Selon les déclarations consultées, neuf fonds cumulent 8,39 % du capital vendu à découvert, en hausse de 1,51 point sur un mois (contre 6,88 % il y a trente jours). Ce niveau, parmi les plus élevés de la cote parisienne, indique qu'une fraction significative d'investisseurs institutionnels reste positionnée contre la valeur ou couvre une exposition existante, sans qu'il soit possible de déterminer leurs motivations précises. La progression d'un point et demi en un mois est notable et mérite d'être suivie, même si elle ne traduit pas nécessairement une accélération du mouvement baissier structurel.
Sur le plan graphique, le titre se maintient au-dessus de ses deux premières moyennes mobiles (MM20 à 90,75 € et MM50 à 88,90 €), mais reste à 12,25 % en dessous de sa MM200 à 108,04 €. Le RSI à 62 ne signale aucune condition extrême pour l'heure. La résistance à 99,40 € reste la prochaine barrière à franchir pour confirmer une reprise vers la moyenne de long terme.