L'action Viridien parmi les plus fortes baisses du SBF 120, après +8 % sur un mois
Le spécialiste français des géosciences et de l'imagerie du sous-sol figure en queue de peloton du SBF 120 en cette matinée du 30 septembre, alors que l'indice élargi évolue quasi à l'équilibre. Le recul intervient dans un contexte où les vendeurs à découvert ont nettement renforcé leurs positions sur le titre au cours du mois écoulé.
Un repli qui ramène le titre au contact de sa MM50 à 89,67 €
Viridien cède 2,77 % à 89,45 € en milieu de matinée, s'inscrivant parmi les plus fortes baisses du SBF 120 dans un indice qui recule de seulement 0,08 %. Le titre repasse sous sa MM20 à 91,81 €, s'en éloignant de 2,57 %, et se retrouve désormais pratiquement sur sa MM50 à 89,67 €, avec un écart résiduel de 0,25 %. Ce double franchissement est notable : la MM50 avait jusqu'ici constitué un appui lors des replis récents.
Le RSI à 51 reste en territoire neutre, ce qui ne signale ni excès vendeur ni surachat particulier. La semaine est en recul de 4,84 %, mais le bilan mensuel reste positif à plus de 8 %, et la performance sur un an atteint 37,3 %, ce qui situe la correction du jour dans une dynamique de fond toujours haussière. Le support suivant identifié se trouve à 82,60 €, encore loin du cours actuel, tandis que la résistance à 97,80 € reste hors de portée immédiate.
Les positions courtes nettes grimpent à 8,73 % du capital, au plus haut du mois
Le tableau des vendeurs à découvert pèse sur la perception du titre. Selon les déclarations recensées, neuf fonds cumulent désormais 8,73 % du capital de Viridien en positions courtes nettes, au 28 septembre. C'est 2,23 points de pourcentage de plus qu'il y a trente jours, où ce cumul s'établissait à 6,50 %. Cette progression rapide en un mois traduit une montée de pression de la part d'investisseurs institutionnels positionnés à la baisse, qu'il s'agisse de paris directement baissiers ou de couvertures d'exposition.
Un niveau supérieur à 8 % reste inhabituel sur la cote française et mérite d'être suivi, même s'il ne préjuge pas du sens du prochain mouvement. L'avis des analystes reste lui-même contrasté : Goldman Sachs avait initié une couverture début septembre avec un objectif à 118 €, impliquant un potentiel de hausse de plus de 30 % par rapport au cours actuel, tandis que Bernstein avait relevé son objectif au même moment. La tension entre ce potentiel affiché et le renforcement des shorts constitue l'axe de lecture central pour suivre l'évolution du titre dans les prochaines séances.