L'action Viridien rebondit de 2,5 %, mais les vendeurs à découvert campent sur leurs positions
Le titre du spécialiste français des géosciences reprend des couleurs ce lundi, dans un marché parisien globalement orienté à la hausse. Ce rebond contraste avec la séance de vendredi, où le Brent en repli avait pesé sur la valeur, et s'accompagne d'un niveau de positions courtes nettes qui reste parmi les plus élevés de la cote.
Un rebond qui replace le titre nettement au-dessus de ses deux premières moyennes mobiles
Viridien gagne 2,27 % à 94,50 € en séance, dans un SBF 120 qui progresse de 0,94 %. Le titre évolue bien au-dessus de sa MM20 (88,74 €, écart de +6,49 %) et de sa MM50 (87,65 €, écart de +7,82 %), deux seuils qu'il avait franchis à la hausse fin août. La MM200, en revanche, reste hors d'atteinte à 107,95 €, soit encore 12,46 % au-dessus du cours actuel. Le RSI à 54 reste en zone neutre, sans signe de surachat.
Sur la semaine, le titre affiche déjà +4,54 %, et sa performance sur un an dépasse 56 %. Le Brent recule d'environ 3 % ce lundi, à 100,83 $/baril, sur fond d'espoir de désescalade diplomatique entre Washington et Téhéran à l'occasion de l'Assemblée générale de l'ONU — un contexte qui n'empêche pas Viridien de progresser. La résistance à 99,40 € représente le prochain seuil technique à surveiller, à moins de 5 % du cours actuel.
Les positions courtes nettes à 7 % du capital témoignent d'une pression persistante sur le titre
Selon les déclarations consultées, huit fonds cumulent une position courte nette de 7,04 % du capital, en hausse de 0,75 point sur trente jours (contre 6,29 % un mois plus tôt). Ce niveau reste parmi les plus élevés au sein du SBF 120 et traduit une conviction baissière institutionnelle qui persiste malgré le rebond du cours. Une position courte nette aussi importante signifie qu'une fraction significative du flottant est vendue à découvert par des fonds qui anticipent — ou cherchent à couvrir — une baisse du titre.
La progression de ce cumul sur le mois mérite d'être suivie, d'autant que le contrat de surveillance décroché avec Ithaca Energy en mer du Nord et le partenariat noué avec le Rice AI Venture Accelerator en septembre illustrent une activité opérationnelle soutenue. Le rapport macroéconomique de l'IEA d'août 2026 signalait un recul de la demande mondiale de pétrole de 1,60 Mb/j sur l'année, un contexte structurel qui continue de peser sur les perspectives du secteur des géosciences pétrolières. Dans ce tableau, le support à 82,60 € constitue la référence à surveiller en cas de reprise de la pression vendeuse.