L'action Viridien rebondit de plus de 3 %, portée par la flambée du Brent
Le spécialiste des géosciences reprend son souffle en fin de séance, à contre-courant d'un marché parisien plombé par la nouvelle escalade entre Washington et Téhéran. Le titre profite du sursaut du Brent pour tenter une stabilisation, après plusieurs semaines de forte correction. La valeur reste toutefois inscrite dans une tendance de fond très dégradée.
Un rebond porté par la flambée du Brent, à contre-courant d'un SBF 120 en chute
L'action Viridien gagne 3,19 % à 82,40 € à l'approche de la clôture, alors que le SBF 120 recule de 1,94 % et le CAC 40 de 1,99 %. Le titre se hisse ainsi parmi les plus fortes hausses du SBF 120, aux côtés d'autres valeurs parapétrolières. Le rebond fait écho au sursaut du Brent, qui bondit de 5,70 % à 76,09 dollars le baril, alimenté par la nouvelle escalade militaire entre les États-Unis et l'Iran.
Donald Trump a déclaré depuis Ankara que le cessez-le-feu avec Téhéran était selon lui terminé, tandis que l'Iran revendique des frappes sur des installations américaines au Koweït et à Bahreïn. Le Koweït affirme avoir intercepté deux missiles et treize drones à l'aube. Cette prime de risque géopolitique dope mécaniquement les cours du brut et redonne un peu d'air aux parapétrolières, secteur auquel Viridien est directement exposé.
Un rebond technique qui laisse la tendance de fond intacte, à plus de 30 % sous la MM50
Le sursaut du jour ne change pas la configuration dégradée du titre, qui perd encore plus de 26 % sur un mois et près de 36 % sur trois mois. Le cours reste très en dessous de ses trois moyennes mobiles, avec un écart de près de 31 % sous la MM50 (119,00 €) et de plus de 22 % sous la MM200 (106,35 €). Le RSI à 24 traduit un état de survente marqué, cohérent avec la série noire enchaînée depuis mi-juin et documentée par la cassure du support à 89,40 €, désormais franchi à la baisse.
Les positions courtes nettes cumulées atteignent 3,23 % du capital, réparties entre quatre fonds selon les déclarations consultées. Le pari baissier s'est légèrement allégé sur trente jours (-0,59 point), sans amorcer de reflux massif : des investisseurs institutionnels restent positionnés contre la valeur, ce qui témoigne d'une prudence persistante sans traduire pour autant un mouvement de capitulation. Le rebond du jour offre un répit technique, mais le prochain seuil de résistance se situe désormais loin, autour de 122,40 €.