L'action Viridien recule de 2 %, à contre-courant d'un Brent qui s'envole
Le spécialiste des géosciences termine la séance du lundi 14 septembre dans le rouge, à contre-courant d'un Brent qui s'envole, sur fond de tensions géopolitiques persistantes autour du détroit d'Ormuz et d'une semaine chargée en décisions de banques centrales. Le titre cède du terrain alors que le marché parisien recule aussi, sans offrir de soutien sectoriel.
Un recul de 2,16 % qui ramène le cours sous la MM20 à 89,44 €
Viridien clôture à 88,45 €, en repli de 2,16 % par rapport à la dernière clôture du vendredi 11 septembre. Le titre repassait ainsi en dessous de sa moyenne mobile à 20 jours (89,44 €), écart de -1,11 %, après y avoir navigué de près depuis plusieurs séances. En revanche, il reste au-dessus de la MM50 à 86,44 €, soit un écart de +2,33 %, ce qui préserve un plancher de soutien à court terme. Le RSI à 53 reste en territoire neutre, sans signal d'excès dans un sens ou dans l'autre.
La configuration n'est donc pas en survente, mais le repli sous la MM20 rouvre la question de la tenue de ce seuil : un maintien sous 89,44 € prolongerait la pression, tandis que le support à 82,60 € constitue le palier de référence plus bas. La résistance à 99,40 € reste éloignée de 12,4 %. Sur un mois, le titre perd 8,81 %, un repli qui situe la séance dans une dynamique correctrice plus large, même si la performance sur un an demeure solidement positive à près de 50 %.
Un Brent à 107 dollars qui ne suffit pas, et des positions courtes en nette hausse
Le contexte pétrolier du jour aurait pu favoriser Viridien. Le Brent cote à 107,65 dollars le baril en séance, en hausse de 2,91 %, porté par les attaques houthis contre des infrastructures saoudiennes et les tensions autour du détroit d'Ormuz qui ont temporairement propulsé le brut jusqu'à 108,41 dollars. Or, le titre n'en a pas profité, terminant dans le rouge alors que la corrélation entre le pétrole et le cours du spécialiste des géosciences avait pourtant joué à la hausse lors des séances précédentes, comme en témoignent les rebonds enregistrés début septembre. Ce découplage du jour intervient dans une semaine particulièrement dense sur le plan monétaire : la Fed se réunit mercredi, la Banque d'Angleterre jeudi et la Banque du Japon vendredi, dans un contexte d'inflation américaine à 3,4 % en août. Ce climat global a pesé sur les indices européens, le CAC 40 et le SBF 120 reculant tous deux de 0,85 % à la clôture.
Le rang 100 sur 120 membres du SBF 120 confirme que Viridien figure parmi les replis de la séance, dans la moitié basse de l'indice. À ce tableau s'ajoute la pression des positions courtes nettes : selon les déclarations consultées, huit fonds cumulent 6,48 % du capital vendu à découvert, en hausse de 1,06 point sur trente jours (contre 5,42 % un mois plus tôt). Ce niveau élevé traduit une défiance structurelle d'une partie des investisseurs institutionnels envers le titre, sans qu'il soit possible d'en identifier la cause précise. La MM50 à 86,44 € reste le prochain repère technique solide à surveiller si la correction se prolongeait.