Mercialys : fréquentation en hausse de 5,4 % sur neuf mois, objectifs 2026 confirmés
Dans un communiqué publié le 15 octobre 2026 après la clôture de la Bourse, Mercialys a présenté son format Shop-Park comme une réponse aux contraintes de pouvoir d'achat des ménages. La foncière fait état d'indicateurs d'activité en accélération sur les neuf premiers mois de l'exercice et d'un taux d'occupation financier porté à 98,2 %.
Fréquentation et ventes des enseignes en accélération sur neuf mois
La société indique que le modèle Shop-Park « capte les évolutions récentes des modes de consommation ». Il s'appuie sur des sites situés dans les zones régionales qu'elle juge les plus dynamiques et sur une offre « Everyday-low-price » désormais proposée par plus de 75 % des enseignes du portefeuille. Des enseignes alimentaires comme Leclerc, Intermarché et Lidl y jouent un rôle de locomotive. Sur les neuf premiers mois de 2026, la fréquentation a progressé de 5,4 % à périmètre comparable, soit 420 points de base au-dessus du panel national Quantaflow, contre 4,5 % à fin juin. Les ventes des enseignes, hors enseignes en liquidation ou en redressement judiciaire, ont augmenté de 3,0 %, contre 2,3 % à fin juin et 0,2 % pour la tendance nationale. Les loyers facturés ont atteint 137,5 M€, en hausse de 2,5 % à périmètre courant, avec une croissance organique de 2,3 %. Cette croissance repose sur la réversion (2,1 % sur les baux signés en rythme glissant sur douze mois) et sur la gestion des actifs, l'indexation ayant été nulle sur la période. Le taux d'effort des enseignes s'établissait à 11,1 % à fin juin et le taux de recouvrement des loyers 2026 à 97,3 % à fin septembre. Mercialys rappelle sa stratégie de diversification du risque locataire : aucun segment de consommation ne doit dépasser 15 % des loyers et aucune enseigne 3 % des revenus locatifs. Les locaux libérés après la liquidation d'enseignes d'habillement fin 2025 ont été reloués, selon la société.
Projets, échéances de baux et dette : les leviers pour 2027
Les projets en cours représentent un capex d'environ 100 M€ sur 2026-2028, échelonné conformément au plan. Les livraisons de Marseille Plan de Campagne (mi-2027, environ 80 % prélouée), Grenoble (deuxième trimestre 2027, 90 % prélouée), Saint-André à La Réunion (second semestre 2027, plus de 90 % prélouée) et Dijon (quatrième trimestre 2028, près de 50 % prélouée), ajoutées aux restructurations de Brest et Niort, représenteront plus de 10 M€ de loyers additionnels en année pleine. La société précise pouvoir suspendre ou échelonner tout ou partie de chaque projet selon les conditions de marché. Les échéances de baux 2027 ne représentent plus que 15,6 % de la base locative, après un recul de 370 points de base sur deux ans. L'indice des loyers commerciaux (ILC) est redevenu positif au deuxième trimestre 2026, à 0,26 %, et l'indexation devrait selon Mercialys constituer un levier de croissance supplémentaire en 2027 et 2028. Côté financement, aucun remboursement n'est dû avant novembre 2027 (150 M€) et les lignes de crédit non tirées approchent 400 M€. La société indique que la remontée des taux, si elle persiste, pèsera progressivement sur ses frais financiers dans les années à venir. Elle est par ailleurs entrée en négociations pour des cessions d'environ 30 M€. Les objectifs 2026 sont confirmés : un résultat net récurrent par action compris entre 1,30 € et 1,32 €, en hausse de 3,2 % à 4,8 % par rapport à 2025, et un dividende d'au moins 1,02 € par action. Les résultats annuels 2026 seront publiés le 11 février 2027 après la clôture de la Bourse.