Néovacs : lettre d'intention engageante pour céder sa propriété intellectuelle PXT3003, paiement pouvant dépasser 25 M€
La société biopharmaceutique française a accepté une lettre d'intention engageante pour la cession d'une partie de sa propriété intellectuelle, centrée sur le candidat médicament PXT3003 destiné à traiter la maladie de Charcot-Marie-Tooth de type 1A.
Une lettre d'intention engageante pouvant dépasser 25 M€
Néovacs a annoncé le 7 août 2026 avoir reçu et accepté une lettre d'intention (LoI) engageante portant sur l'acquisition d'une partie de sa propriété intellectuelle, dont le paiement pourrait dépasser 25 M€.
Cette LoI émane d'une société biopharmaceutique américaine spécialisée dans le développement de thérapies dans le domaine des pathologies neurologiques. Elle porte sur les droits de propriété intellectuelle et le savoir-faire scientifique autour de PXT3003, candidat médicament en développement dans la maladie de Charcot-Marie-Tooth de type 1A (CMT1A), une neuropathie périphérique héréditaire rare et invalidante.
Ces droits, initialement développés par la société Pharnext, ont été nantis et transférés dans un patrimoine fiduciaire au bénéfice de Néovacs, conformément à la convention de fiducie-gestion du 31 octobre 2022. Au-delà de ceux détenus par Néovacs ou par la fiducie, la LoI prévoit un accompagnement de la société dans les démarches de valorisation de ces actifs, notamment sur les plans scientifique et réglementaire.
La LoI contraint d'ores et déjà Néovacs à transférer les droits de propriété intellectuelle visés par l'accord, et l'acquéreur à la rémunérer dans le temps pour ce transfert. Un mécanisme de rémunération variable et échelonné serait mis en place, avec des versements assis sur la valorisation commerciale des actifs au cours des sept prochaines années.
Rémunération capitalisée avant la mise sur le marché
Le mécanisme prévoit une période de recoupement des frais engagés par le partenaire jusqu'à la mise sur le marché, que Néovacs estime à un horizon de 1 à 2 ans minimum. Pendant cette période, la rémunération due à la société sera capitalisée mais non versée.
Les parties se sont accordées sur une période d'exclusivité courant jusqu'au 15 octobre 2026 pour finaliser leur accord relatif aux modalités d'accompagnement par les équipes de Néovacs.
Cette offre intervient alors que, comme annoncé le 14 janvier 2026, le laboratoire chinois Tasly, détenteur des droits d'exploitation de PXT3003 pour la Chine, a déposé une demande d'autorisation de mise sur le marché (AMM) pour le marché chinois. Néovacs avait rappelé à cette occasion qu'une autorisation de mise sur le marché de PXT3003 en Chine pourrait avoir un impact sur la valeur des actifs détenus par la société.
Financements dilutifs et risques pour les actionnaires
Néovacs a rappelé avoir mis en place un financement sous forme d'OCEANE-BSA avec la société Hanover Square Investments 1, qui n'a pas vocation à rester actionnaire après conversion ou exercice de ces instruments, ainsi qu'un financement en ORA transféré à une fiducie chargée de leur équitisation.
Les actions résultant de la conversion ou de l'exercice de ces titres sont, en général, cédées sur le marché à très brefs délais, ce qui peut créer une forte pression baissière sur le cours. La société souligne que les actionnaires peuvent subir une perte de leur capital investi en raison d'une diminution significative de la valeur de l'action, ainsi qu'une forte dilution liée au nombre de titres émis.
Néovacs indique que cette opération de financement dilutif n'est pas la première qu'elle a mise en place et invite les investisseurs à la vigilance avant toute décision d'investissement.