Novacyt : chiffre d'affaires en hausse de 18 % au premier semestre, perte d'exploitation réduite de plus de 25 %
Novacyt a publié le 30 septembre 2026 ses résultats intermédiaires non audités pour le semestre clos le 30 juin 2026. La société de diagnostic moléculaire enregistre une progression de 18 % de son chiffre d'affaires, portée par l'intégration de sa nouvelle filiale australienne Southern Cross Diagnostics (SCD), tandis que sa marge brute recule sous l'effet de cette même acquisition.
Le groupe reste déficitaire mais poursuit la réduction de ses pertes d'une année sur l'autre, dans un contexte de restructuration destinée à abaisser sa base de coûts.
Un chiffre d'affaires de 11,6 M£ tiré par l'Instrumentation et le Clinique
Le chiffre d'affaires du premier semestre 2026 a atteint 11,6 M£, contre 9,8 M£ au premier semestre 2025, soit une croissance de 18 % en glissement annuel. Hors contribution de SCD, la croissance organique sous-jacente ressort à environ 9 %.
Le segment Clinique a affiché des ventes de 8,5 M£, en hausse de plus de 20 %, portées par la demande pour le portefeuille de santé reproductive et la contribution de SCD. Le segment Instrumentation a progressé d'environ 30 % pour atteindre 1,3 M£ (contre 0,9 M£), reflétant l'adoption de la plateforme LightBench Discover.
Le segment RUO (utilisation à des fins de recherche uniquement) a enregistré un chiffre d'affaires de 1,8 M£, en repli de 9 % sur un an, une évolution que la société relie à des décalages de calendrier liés aux épidémies d'hantavirus et d'Ebola.
La marge brute recule de 10 points sous l'effet de l'acquisition de SCD
L'activité a généré une marge brute de 6,4 M£, soit 56 % du chiffre d'affaires, contre 6,5 M£ (66 %) au premier semestre 2025. La baisse de 10 points s'explique par trois facteurs identifiés par la société : la marge de distribution de SCD (environ 40 %), qui dilue la marge du groupe, la reprise de l'ajustement de réévaluation à la juste valeur des stocks repris lors de l'acquisition (0,3 M£, sans incidence sur la trésorerie), et le recul des ventes de Primer Design, dont la marge dépasse 80 %.
Le groupe a fait état d'une perte d'EBITDA de 3,9 M£, contre une perte de 4,1 M£ au premier semestre 2025. La perte après impôts des activités poursuivies s'est établie à 5,7 M£, contre 6,8 M£ un an plus tôt. La perte d'exploitation s'élève à 5,1 M£, en réduction de plus de 25 % par rapport à la perte de 7,1 M£ du premier semestre 2025.
Les charges opérationnelles ont reculé de 0,3 M£ à 10,3 M£, en dépit de l'intégration d'environ 0,5 M£ de coûts liés à SCD. La trésorerie s'élevait à 8,9 M£ au 30 juin 2026, contre 19,1 M£ au 31 décembre 2025, le groupe demeurant sans dette.
Un plan de réduction des coûts et l'attente d'un rebond au second semestre
Le processus de consultation du personnel, annoncé en juin 2026, devait générer environ 4,0 M£ d'économies en rythme annualisé. En septembre 2026, il était en grande partie achevé, avec environ 60 départs, permettant une réduction annuelle des coûts d'environ 2,7 M£, des économies supplémentaires sur la masse salariale étant attendues sur l'exercice 2027. Des initiatives sur les coûts hors personnel doivent générer 0,5 M£ à 0,7 M£ d'économies annuelles supplémentaires.
L'acquisition de SCD, finalisée le 2 mars 2026, a été réglée pour un prix initial de 8,5 M AUD (4,5 M£) en numéraire, assorti d'un complément de prix conditionnel pouvant atteindre 16,5 M AUD (8,7 M£) sur quatre ans, sous réserve de l'atteinte d'objectifs de chiffre d'affaires et d'EBITDA. Sur la période de mars à juin, SCD a apporté 1,8 M£ de chiffre d'affaires et un EBITDA de 0,2 M£.
Pour le segment RUO, la société anticipe une normalisation des habitudes d'achat et un rebond au second semestre. Sur l'ensemble de ses activités cœur de métier, elle indique aborder le second semestre avec une croissance organique qu'elle qualifie d'encourageante.