Shell : la production recule au T1, le conflit au Moyen-Orient pèse sur le Qatar
Shell a publié une mise à jour de ses perspectives pour le premier trimestre 2026. Le groupe anticipe un recul de la production dans l’Upstream et dans l’Integrated Gas, tandis que le conflit au Moyen-Orient affecte notamment les volumes qataris.
Une production en repli de 5 % affectée par le conflit régional
Shell anticipe une production amont comprise entre 1,760 et 1,860 million de barils équivalent pétrole par jour au premier trimestre 2026, contre 1,892 million au trimestre précédent. Cette baisse inclut une production réduite après l’intégration de la coentreprise Adura. Dans l’Integrated Gas, la production attendue s’établit entre 880 et 920 milliers de barils équivalent pétrole par jour. Les volumes de liquéfaction de GNL sont attendus entre 7,6 et 8,0 millions de tonnes, avec en soutien la montée en puissance de LNG Canada, compensée par des contraintes météorologiques en Australie et des arrêts au Qatar.
Marges énergétiques contrastées et volatilité des flux de trésorerie
La marge indicative de raffinage devrait progresser à 17 dollars par baril, contre 14 dollars au quatrième trimestre 2025. La marge chimique ressort à 139 dollars la tonne, contre 140 dollars précédemment. Dans le Marketing, les volumes de vente sont attendus entre 2,550 et 2,650 millions de barils par jour, contre 2,701 millions au trimestre précédent. Dans Chemicals and Products, les activités de trading et d’optimisation devraient être significativement supérieures à celles du quatrième trimestre. Au niveau du groupe, les mouvements de fonds de roulement sont attendus entre -15 et -10 milliards de dollars, sous l’effet d’une volatilité exceptionnelle des prix des matières premières sur les stocks et les créances clients.
Incertitude accrue et révisions d'endettement nancier
Shell précise que ces perspectives restent soumises à une incertitude accrue en raison de la situation au Moyen-Orient. Dans l’Upstream, la charge fiscale est attendue entre 1,6 et 2,4 milliards de dollars, en lien avec les évolutions de portefeuille au Nigeria et au Royaume-Uni. Le groupe anticipe aussi un impact non monétaire de 3 à 4 milliards de dollars sur la dette nette, lié à la hausse des composantes variables des contrats de location maritime de long terme. Les résultats complets du premier trimestre seront publiés le 7 mai 2026.