Signify dévoile son plan de transformation et vise 10 % de marge EBITA en 2029
Le géant de l'éclairage a présenté mardi son plan de transformation visant à créer une entreprise plus ciblée et performante. Signify a dégagé six axes prioritaires, déclinés selon des mandats de développement ou d'optimisation, accompagnés d'objectifs financiers à moyen terme et d'une nouvelle politique de dividendes.
Six choix de portefeuille guidés par deux mandats distincts
Signify articule sa stratégie autour de deux approches différenciées. Dans les domaines de croissance (Build), le groupe privilégie l'éclairage connecté, le segment grand public, certains secteurs professionnels sélectionnés et une présence géographique mieux ciblée. Dans les zones d'optimisation (Harvest), en particulier les lampes LED non connectées, l'éclairage conventionnel et les activités plus commoditisées, l'entreprise s'emploiera à améliorer la performance et le rendement.
Pour affiner son suivi de performance, Signify appliquera trois approches différentes : maximiser l'effet de levier opérationnel dans les zones de croissance, redresser les domaines qui diluent la marge d'exploitation, et préserver la rentabilité élevée dans les activités à croissance faible ou en recul.
Croissance de 0 à 1 % et marge d'EBITA visée à 10 % d'ici 2029
Signify cible une croissance comparable des ventes comprise entre 0 et 1 % pour l'année 2029, une marge d'EBITA ajustée d'environ 10 %, et une génération de flux de trésorerie libre représentant 7 à 8 % du chiffre d'affaires. L'expansion de marge attendue reposera sur la réduction des coûts indirects, le maintien d'une marge brute résiliente et une gestion améliorée de la performance au sein des domaines nouvellement définis.
La génération de flux de trésorerie sera soutenue par des améliorations de rentabilité ciblées, une discipline sur le fonds de roulement et un accent continu sur la conversion de trésorerie.
Dividende annuel et abandon du programme de rachat
Signify a revu sa politique de capital selon quatre priorités : maintenir une structure de bilan robuste en soutien de sa notation de crédit « investment grade », verser un dividende annuel en espèces avec un taux de distribution de 40 à 50 % du résultat net des activités poursuivies, continuer à investir dans la croissance organique et inorganique alignée sur la stratégie, et restituer aux actionnaires le capital disponible en excédent.
La société a précisé qu'elle n'avait pas l'intention de relancer le programme de rachat d'actions annoncé en 2025 et que tout rachat futur dépendrait de la performance financière, des besoins en capital et des conditions de marché. Un dividende par action rééquilibré est envisagé pour l'année 2026.