Stellantis chute de 25 % et bat son record historique à la baisse
L'action Stellantis s'est effondrée de 25,24 % ce vendredi 6 février 2026, clôturant à 6,11 euros et pulvérisant son précédent record historique à la baisse de 7,265 euros établi en avril 2025. Cette dégringolade intervient dans un contexte de détérioration prolongée du titre, en recul de près de 51 % sur un an.
Des charges colossales entraînent la suspension du dividende
Le constructeur automobile Stellantis NV a annoncé l'enregistrement de charges exceptionnelles de 22,2 milliards d'euros au second semestre 2025, dans le cadre d'une réinitialisation stratégique majeure. Ces provisions massives, exclues du résultat opérationnel ajusté, conduisent mécaniquement à une perte nette sur l'ensemble de l'exercice 2025. Le groupe a également décidé de suspendre le versement du dividende annuel 2026, une décision qui prive les actionnaires d'un rendement traditionnellement attractif et accentue les inquiétudes sur la solidité financière du groupe.
Cette restructuration s'accompagne par ailleurs d'une révision stratégique de certains actifs industriels. LG Energy Solution a ainsi acquis la pleine propriété de NextStar Energy, à la suite d'un accord conjoint avec le constructeur. Cette réorganisation du capital au sein de la coentreprise illustre les ajustements opérationnels en cours et pourrait refléter une volonté de se désengager partiellement de certaines capacités de production de batteries. Les résultats financiers définitifs de 2025 seront publiés le 26 février prochain, un rendez-vous scruté de près par les marchés.
Un signal technique alarmant malgré une volatilité élevée
L'effondrement de 25 % enregistré ce vendredi projette le titre bien en deçà de l'ensemble de ses moyennes mobiles clés. Alors que la moyenne mobile à 50 jours se situe à 9,17 euros, le cours évolue désormais à 6,11 euros, marquant un décrochage de près de 33 %. Cette rupture technique s'inscrit dans une dynamique baissière installée depuis plusieurs mois, avec une chute de 30,62 % sur les trois derniers mois. La volatilité mensuelle à 10,71 % témoigne d'une instabilité marquée, tandis que le RSI à 45 indique une absence de survente franche malgré la violence de la correction.
Le franchissement du précédent plancher historique ouvre la voie à de nouveaux niveaux inconnus. L'écart entre le cours actuel et la moyenne mobile à 200 jours, habituellement considérée comme une référence de tendance de fond, atteint près de 30 %, illustrant l'ampleur de la désaffection des investisseurs. En l'absence de nouveau seuil de support identifiable sous les 8,08 euros, le titre évolue désormais en terra incognita technique, laissant les opérateurs dans l'incertitude quant à la formation d'un plancher durable.