Téléverbier : CA en hausse de 5,3 % au S1, mais la dette nette bondit de 66,7 %
Téléverbier a publié ses résultats du premier semestre 2025/2026, marqués par un chiffre d'affaires de 79,5 millions de francs suisses, en progression de 5,3 % par rapport à la période équivalente de l'exercice précédent. Le groupe vise désormais 90 millions de francs suisses pour l'ensemble de l'exercice. Toutefois, cette amélioration commerciale s'accompagne d'une dégradation du profil financier : la dette financière nette a bondi de 66,7 % sur un an, passant de 8,7 MCHF à 14,5 MCHF.
Fréquentation et chiffre d'affaires en hausse au premier semestre
Le groupe a enregistré 79,5 MCHF de chiffre d'affaires sur les six premiers mois de l'exercice, soit une augmentation de 5,3 % par rapport à la même période de l'année précédente. Cette performance repose sur une hausse du nombre de journées skieurs : Téléverbier SA en a dénombré 1 261 322 contre 1 218 442 l'année antérieure, tandis que Télé-Thyon SA a enregistré 484 232 journées contre 468 481. Compte tenu de la saisonnalité du secteur, le groupe réalise plus de 90 % de son chiffre d'affaires au premier semestre, le second étant consacré aux travaux d'entretien et d'investissements.
Au plan patrimonial, les capitaux propres du groupe s'établissent à 160,5 MCHF. En revanche, la dette financière nette s'est creusée, passant de 8,7 MCHF il y a un an à 14,5 MCHF à la clôture du premier semestre. Le communiqué ne détaille pas l'origine de cette augmentation de 5,8 MCHF, mais elle correspond à une progression de 66,7 % de l'endettement net sur douze mois.
Le groupe vise un chiffre d'affaires de 90 millions de francs suisses pour l'exercice complet 2025/2026, en hausse de plus de 5,5 % par rapport à l'exercice précédent. Il anticipe également un résultat net part du groupe compris entre 4,5 MCHF et 5 MCHF pour l'exercice. Ces objectifs reflètent la confiance de la direction dans la poursuite de la dynamique commerciale, mais reste à confirmer comment le groupe gèrera le profil d'endettement dans le contexte d'une saisonnalité marquée et de besoins d'investissements.