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Une œuvre du street-artiste Banksy s'auto-détruit après avoir été vendue 1,2 million d'euros aux enchères

Publié le 06-10-2018 14:16 - Mise à jour le 08-10-2018 09:54 -
- Crédit photo : Issue du compte Instagram de Banksy
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Une œuvre du street-artiste Banksy s'auto-détruit après avoir été vendue 1,2 million d'euros aux enchères

L'œuvre d'un des artistes contemporains les plus connus a été déchiquetée en pleine salle des ventes, juste après avoir été adjugée à un prix record. Il semble que l'artiste a organisé lui-même cette autodestruction, créant un évènement sans précédent dans le monde de l'art.

Banksy, l'insaisissable street-artiste antisystème

Une œuvre du street-artiste Banksy s'auto-détruit après avoir été vendue 1,2 million d'euros aux enchères

Banksy est un des artistes urbains les plus connus de notre époque. Il réalise notamment des peintures à l'aide de pochoirs sur les murs de nombreuses villes à travers le monde. Ses personnages fétiches (un rat, une petite fille avec un ballon, des policiers...) sont souvent mis en scène accompagnés de slogans dont le message est antisystème.

Au fil des années, Banksy a acquis une renommée internationale. Ses œuvres sont aujourd'hui très recherchées par les collectionneurs, prêts à payer de lourdes sommes pour acquérir une œuvre originale du street-artiste.
Néanmoins l'identité réelle de Banksy reste mystérieuse. Son anonymat fait d'ailleurs partie de l'univers de l'artiste, dont l'expression ne s'arrête pas à l'image. Recherchant toujours une réaction des personnes confrontées à ses œuvres, l'artiste est également l'auteur d'évènements surprenants qui ponctuent son travail et contribuent à sa notoriété.



Une autodestruction programmée ?

Une des œuvres de Banksy, représentant sa "petite fille au ballon rouge" était mise aux enchères ce vendredi 5 octobre à Londres par la maison Sotheby's (un des établissements de vente les plus célèbres). Au départ estimée entre 230.000 et 341.000 euros, l'œuvre a finalement été achetée près de 1,2 million d'euros, une somme jamais atteinte encore pour un Banksy.

Mais surprise, peu après l'attribution du tableau au meilleur enchérisseur, le dessin a commencé à glisser à travers son cadre pour ressortir... broyé de l'autre côté. Cette destruction s'est arrêtée rapidement, ne laissant plus apparaître dans le cadre que le ballon rouge en forme de cœur. Une déchiqueteuse a vraisemblablement été insérée volontairement dans le cadre qui entourait le fameux dessin, pour être mise en route à distance à un moment choisi. "Nous avons été banksysé" a alors déclaré Alex Branczik, le directeur du département d'art contemporain de la salle des ventes.

Dans le même temps, Bansky publiait sur son compte Instagram une photo immortalisant l'évènement, accompagné de la légende suivante : "Going... going... gone". Un des messages à double sens (dont est friand l'artiste), qui peut se référer à la vente aux enchères elle-même ("En train de partir... en train de partir... parti") comme au destin du dessin.

C'est la première fois dans l'histoire de l'art qu'un tel évènement se produit. En temps normal, la vente aurait pu être annulée puisque l'œuvre initiale n'existe plus. Mais l'autodestruction fait bien partie du plan de l'artiste : samedi soir, Bansky publiait une vidéo sur les réseaux sociaux, montrant comment il avait intégré la broyeuse au cadre il y a quelques années, en prévision d'une éventuelle vente aux enchères. Un post accompagné d'une citation souvent attribuée à Picasso, mais qui pourrait en réalité avoir été prononcée par l'anarchiste Bakounine : "Le besoin de détruire est aussi un besoin créatif". Un message à la fois artistique et politique dont est coutumier le street-artiste.

Pied de nez critique au marché de l'art, le lendemain de l'évènement l'oeuvre détruite aurait déjà... doublé sa valeur.

Voir cette publication sur Instagram

. "The urge to destroy is also a creative urge" - Picasso

Une publication partagée par Banksy (@banksy) le

Investir sur le marché de l'art ?

L'art est un marché complexe, mais qui tend à se démocratiser. Un demi-million dans les années 1950s, les collectionneurs seraient aujourd'hui 70 millions à travers le monde. L'augmentation de la demande, également poussée par l'ouverture d'environ 700 musées chaque année, entraîne une hausse des prix.
Le leader mondial de la cotation d'œuvres d'art Artprice a publié une étude selon laquelle le rendement moyen d'une œuvre achetée 20.000 euros est de 9% par an, chiffre qui peut monter entre 12 et 15% pour une œuvre acquise 100.000 euros.
Pour autant, ce type d'investissement est atypique et l'achat purement spéculatif doit être réalisé à la lumière de données d'experts. Hors de question de se lancer sur un coup de tête. Il est indispensable de bien se renseigner sur les particularités du marché de l'art lui-même, mais également de l'artiste et de l'œuvre avant de se lancer.


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