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Le sidérurgiste ArcelorMittal se distingue en tête du CAC 40 avec un gain de 1,46% à 38,98 euros, profitant d'un momentum favorable dans un secteur des métaux qui affiche une certaine résilience. Le groupe, qui avait présenté début novembre des résultats trimestriels avec un chiffre d'affaires de 15,657 milliards de dollars pour le troisième trimestre 2025 et une marge d'EBITDA de 9,6%, maintient ses prévisions d'investissements pour l'année entre 4,5 et 5 milliards de dollars. Le fabricant de semi-conducteurs STMicroelectronics progresse de son côté de 1,13% à 22,33 euros, prolongeant son redressement après plusieurs mois difficiles pour le secteur. Le groupe franco-italien, qui a publié un chiffre d'affaires de 3,19 milliards de dollars au troisième trimestre avec une baisse de 2% sur un an, table sur des revenus d'environ 11,75 milliards de dollars pour l'ensemble de l'exercice 2025. Saint-Gobain complète le trio de tête avec une hausse de 1% à 86,84 euros, confirmant la solidité des valeurs industrielles dans un marché par ailleurs atone. Michelin et Publicis Groupe viennent compléter le tableau des hausses significatives, avec des progressions respectives de 0,97% et 0,95%, témoignant d'un regain d'intérêt pour les valeurs domestiques en cette fin d'année.
À l'opposé du tableau, les valeurs de défense subissent un repli marqué en milieu de journée. Safran abandonne 1,37% à 295,20 euros tandis que Thales recule de 1,36% à 225,50 euros, accusant ainsi les reculs les plus prononcés du CAC 40. Cette contre-performance des mastodontes de l'aérospatiale et de la défense intervient dans un contexte géopolitique mouvant. Les déclarations optimistes du président américain Donald Trump concernant une résolution prochaine du conflit ukrainien suscitent des interrogations sur l'évolution des budgets militaires européens et la pérennité des commandes d'armement. Thales avait pourtant présenté un solide bilan au troisième trimestre avec un chiffre d'affaires de 15,256 milliards d'euros sur neuf mois, en hausse de 8,4% sur un an, et confirmé ses objectifs annuels d'une croissance organique entre 6% et 7%. Le groupe maintient par ailleurs ses perspectives de marge d'EBIT ajusté entre 12,2% et 12,4%, mais ces fondamentaux robustes n'ont pas suffi à contrer le vent contraire provoqué par les anticipations d'un apaisement du conflit russo-ukrainien. Derrière ces deux poids lourds, AXA cède 0,78% à 40,82 euros, Legrand recule de 0,59% à 126,55 euros et Danone abandonne 0,52% à 76,48 euros, illustrant une certaine prudence des investisseurs sur les valeurs défensives malgré leurs solides performances opérationnelles récentes.
Cette séance du lundi 29 décembre s'inscrit dans un contexte de marché particulièrement calme, traditionnellement observé entre les fêtes de fin d'année. Le CAC 40 affiche depuis le 1er janvier une progression d'environ 9,8%, performance honorable mais largement en retrait par rapport aux indices de Milan, Francfort ou Madrid qui ont respectivement bondi de plus de 30%, 20% et près de 50%. Les investisseurs profitent de cette accalmie pour dresser le bilan d'une année 2025 marquée par une volatilité intermittente, des tensions commerciales persistantes et des risques géopolitiques récurrents. La Bourse de Paris ne clôturera que deux séances cette semaine : ce lundi et mardi 30 décembre, puis une demi-séance mercredi 31 décembre avec une fermeture anticipée à 14h05, comme ce fut le cas le 24 décembre dernier. Dans les prochains jours, l'attention des marchés devrait se porter sur les derniers arbitrages de fin d'année et les premières indications sur l'exercice 2026, dans un environnement macroéconomique qui reste marqué par la résilience des conditions économiques et une politique monétaire accommodante de la Banque centrale européenne. Les perspectives pour l'année à venir demeurent partagées entre un optimisme alimenté par l'anticipation d'une croissance des bénéfices des entreprises européennes et des inquiétudes liées à l'instabilité politique française ainsi qu'aux tensions commerciales internationales qui pourraient peser sur les marges des groupes du CAC 40.