Le CAC 40 termine en légère baisse, lesté par le luxe et la technologie
La Bourse de Paris a clôturé ce mardi 23 décembre en repli de 0,21%, à 8 103,85 points, dans un contexte d'activité réduite avant les fêtes de fin d'année. Si les opérateurs télécoms et les valeurs pharmaceutiques ont offert un peu de soutien à l'indice parisien, les poids lourds du luxe et les services informatiques ont pesé sur la tendance. Les volumes demeurent particulièrement ténus en cette période de congés, tandis que les investisseurs digèrent une année 2024 décevante pour la place parisienne, marquée par l'instabilité politique et la morosité économique en zone euro.
Les valeurs télécoms et pharmaceutiques résistent dans un marché atone
Dans ce contexte de faible activité boursière typique des derniers jours de l'année, aucune valeur n'a affiché de hausse spectaculaire. Orange s'est distinguée en tête des hausses avec une progression de 0,90% à 14,05 euros. Dans le secteur pharmaceutique, Sanofi a affiché une hausse de 0,78% à 82,22 euros. Le géant de l'énergie Engie a également progressé de 0,68% à 22,24 euros, tandis que Société Générale a gagné 0,56% à 68,22 euros. L'équipementier aéronautique Airbus, enfin, a avancé de 0,51% à 196,72 euros, après avoir annoncé la livraison du premier A350-1000 à Philippine Airlines, marquant le début d'une commande de neuf appareils pour la compagnie asiatique.
Chute marquée pour Capgemini et le secteur du luxe français
Plusieurs valeurs ont néanmoins subi d'importants revers au cours de cette séance. Capgemini a reculé de 2,11% à 141,40 euros, signant la plus forte baisse de l'indice. Le secteur du luxe, particulièrement sensible aux évolutions du marché chinois, a également pesé lourdement sur la tendance. Kering a cédé 1,87% à 299,45 euros, dans le sillage d'une année 2024 particulièrement difficile pour le groupe, dont le chiffre d'affaires du troisième trimestre avait reculé de 10%. Le géant du luxe avait annoncé début décembre la cession de Kering Beauté à L'Oréal, avec une finalisation prévue au premier semestre 2026. Hermès International, pourtant considéré comme le plus résilient des acteurs du luxe français, n'a pas échappé à cette morosité et a perdu 1,19% à 2 082 euros. Le constructeur automobile Renault a également reculé de 1,50% à 35,54 euros, tandis que Pernod Ricard a reculé de 1,49% à 72,90 euros.